Kankan : la journée internationale de la liberté de la presse passée sous silence

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C’est ce 3 mai 2021 que l’humanité a célébré le 30è anniversaire de la journée internationale de la liberté de la presse. A Kankan, cette célébration n’a pas fait d’écho. Toutefois, des hommes de médias ont mis à profit cette journée, pour exprimer leurs difficultés dans l’exercice du métier.  

Mohamed Slem Camara, est directeur de la radio Batè FM et Administrateur du site Kankan24.com : « Il faut que cette journée internationale de la liberté de la presse soit mise à profit par les gouvernants pour mettre un accent particulier sur le respect de la loi L002. L’administration locale m’aime pas souvent parler et s’il y a une information que vous partez vers l’administration locale, cette administration se dit ne pas être prête à parler ou on te refoule dans les bureaux. Avec cette situation, les journalistes de Kankan surmontent les problèmes et je veux signaler que la plupart des journalistes de Kankan ne sont pas payés et rares sont des radios qui ont signé un contrat avec leurs personnels », déploré-t-il.

D’où la proposition de Cheick Sékou Berthe, journaliste et rédacteur en chef de la radio Nabaya FM : « Je demande que chaque entreprise de médias dit à ses employés combien elle fait rentrer, combien elle fait sortir et combien elle économise comme bénéfice. Ça va nous permettre de faire des discussions sur les conditions de vie de façon sereine pour ne pas faire des revendications folles. » 

Pour sa part, Lancinet Lass Kaba, PDG de la radio Nabaya et coordinateur de l’union des radios et télévisions de Guinée (URTELGUI), il a appelé ses homologues à la prise en charge des journalistes au risque de les perdre.

« Vous savez que pratiquement, c’est un peu difficile. On n’est en train de voir comment améliorer les conditions de vie de nos personnels et si on n’améliore pas les conditions, les meilleurs journalistes des radios seront recrutés par les plus riches, comme par exemple la radio Djoma et Espace Kankan. Mais il faut que les autres radios trouvent les voies et moyens pour signer des contrats avec les journalistes. »

A noter qu’après Conakry, la préfecture de Kankan est celle qui regorge plus de radios à l’intérieur du pays, soit 9 radios privées et une télévision locale.

Ahmed Sékou Nabé, correspondant à Kankan

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