Kankan : le prix du sac de charbon passe à 50 000 gnf

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Les conséquences de la crise post-électorale continuent toujours de se faire ressentir dans la commune urbaine de Kankan, 2è ville du pays. Après la hausse du prix de plusieurs denrées alimentaires de grande consommation sur le marché, c’est le prix du charbon de bois qui connaît aujourd’hui une hausse spectaculaire dans cette localité située à 638 kilomètres de la capitale Conakry. De 35 000 fg, le prix d’un sac de ce combustible très prisé, est passé à 50 000fg soit 15 000fg de différence de prix en seulement un mois.

Pourquoi cette augmentation subite ? Une vendeuse de charbon de bois qui s’exprime sous couvert de l’anonymat explique :

« Nous vendons le sac de charbon en fonction des prix auxquels nos fournisseurs nous livrent la marchandise. C’est clair que nos clients ont raison d’une part. Mais ce sont les producteurs de charbons dans les villages qui sont les premiers à hausser leur prix. Nous, en revendant, nous ne gagnons pratiquement que le prix pour acheter du savon pour notre hygiène. »

Cette situation fait monter plusieurs femmes utilisatrice du charbon de bois au créneau, c’est le cas d’Aïssatou Diallo, ménagère. Elle dit manquer d’argent au marché à cause de cette hausse.

« Nous préparons avec le charbon qui est devenu encore plus cher, qu’est-ce que on va faire et où allons-nous. 20 000fg ne suffisent plus pour notre dépense, tout est cher sur le marché. Nous souffrons et nous sommes troublées », a-t-elle dit.

Elle n’est pas la seule à se plaindre de cette situation. Maïmouna Bamba est une fervente utilisatrice de ce combustible pour la cuisson du haricot quelle vend tous les matins au grand marché.

« Les condiments sont devenus trop chers, le charbon même on en parle pas. Avant on achetait un sac de charbon à 35 000fg / 30 000FG, mais actuellement si tu n’as pas 50 000 fg, tu n’en auras pas, ça ne nous arrange pas. Il faut que le gouvernement nous aide pour que le prix des choses diminue un peu pour nous les femmes, car tout est cher au marché et on ne sait plus quoi faire », se lamente-t-elle.

Ahmed Sékou Nabé, correspondant à Kankan

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