Kankan : les prisonniers graciés par le président sont libérés

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Leurs âges varient entre la quinzaine et la vingtaine A travers un décret lu à la télévision nationale dans la nuit du lundi 4 octobre dernier, le président de la transition, le colonel Mamadi Doumbouya, a gracié 287 prisonniers qui croupissaient dans les différentes prisons du pays. 

Dans la commune urbaine de Kankan, 2è plus grande agglomération du pays et ancien fief du régime déchu, ils sont au total 11 prisonniers qui étaient détenus jusque-là à la maison centrale, à avoir bénéficié de cette grâce présidentielle.

C’est à la place publique de la maison des jeunes où ces désormais anciens détenus ont été remis en liberté hier  mercredi matin. C’était en présence du substitut du procureur de la république près le tribunal de première instance de Kankan. Mamady Lamine Diallo met en garde ces graciés pour ne pas qu’ils retombent dans les filets de la loi.

« Sur les 11 bénéficiaires, vous allez voir qu’il y a des manquants qui ont déjà bénéficié de la liberté provisoire pour des raisons de santé et  Dieu faisant bien les choses, leurs noms figurent également dans ce décret portant grâce des détenus. Nous les mettons en garde parce qu’il est de nature que certaines personnes d’entre eux ne cesseront jamais leur pratique, nous serons toujours prêts à les reprendre au cas où ils reprenaient ces mêmes pratiques ou autres pratiques similaires », a-t-il dit.

d’années selon le substitut du procureur. Un détenu qui n’a pas souhaité révéler son nom, se dit être très heureux et remercie le chef de l’État pour cet acte de bonté. « Je suis très content pour ma libération et je remercie le président de la transition guinéenne, le colonel Mamadi Doumbouya, de m’avoir donné la liberté », a-t-il dit avec joie.

Après avoir tiré les leçons de ses mauvaises actions durant ce séjour carcéral, ce jeune homme qui est visiblement très content, prodigue des conseils : « je demande à tous les jeunes de se méfier du vol. Le vol met trop en retard. Nous, nous savons ce que la prison nous a fait. »

Ces graciés étaient tous condamnés pour des faits de vol, tentative de vol ou abus de confiance. Comme le dit le vieux dicton : « tant qu’il y a la vie, il y a l’espoir »

Ahmed Sékou Nabé, correspondant à Kankan

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