Kindia: les membres du FNDC retournés en prison

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Le procès des membres du front national pour la défense de la constitution (FNDC),  arrêtés le 14 novembre dernier, s’est tenu ce mardi au tribunal de première instance (TPI) de Kindia. Ces 5 membres du FNDC, poursuivis pour “attroupement interdit sur la voie publique” n’ont pas été situés sur leur sort. Ils sont été retournés en prison jusqu’au 19 décembre 2019 pour la délibération.

C’est dans un duel acharné entre le ministère public et la défense que s’est déroulé ce procès tant attendu par les citoyens massivement mobilisés au TPI de Kindia. Au cours de cette audience, le pool des avocats du FNDC piloté par Me Mohamed Traoré, n’a posé aucune question à ses clients après le ministère public.

Pour la défense, on ne pose pas des questions aux innocents.

Après les débats, dans ses réquisitions, le ministère public conduit par le procureur général près le tribunal de première instance de Kindia, Amadou Diallo, a demandé à ce que les accusés, soient retenus dans les liens de culpabilité d’un attroupement interdit sur la voie publique, demandant d’appliquer l’article 629 du code de procédure pénale.

De leur côté, après les plaidoiries, le pool des avocats a  demandé la relaxe pure et simple de ses clients  aux dispositions de l’article 544 du code de procédure pénale.

Après avoir écouté les deux parties, le président de l’audience Mamadou Yaya Sow a mis l’affaire en délibéré pour le 19 novembre prochain.

Pour Me Salifou Béavogui, c’est un sentiment de tristesse de voir les clients retourner en prison.

“C’est un sentiment de frustration, de colère et de  tristesse parce qu’en réalité, le verdict devait intervenir aujourd’hui. Si on arrête un citoyen en flagrant délit et qu’on le juge un mois après, nous ce n’est plus en flagrant délit. C’est une procédure accélérée. Le flagrant délit suppose que tous les éléments soient réunis mais très malheureusement nos clients retournent en prison. C’est une façon de saper leur moral, de les décourager mais nous leur avons dit de prendre le courage. Donc nous attendons le 19 et nous pensons que force restera à la loi”, dit-il

A noter que la décision du tribunal de rendre le verdict le 19 décembre prochain a suscité des réactions des citoyens qui ont scandé des slogans: “amoulanfé” et “libérez Farinta”.

Aboubacar Dramé, correspondant régional à Kindia

+224 623 08 09 10.

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