Kindia : licenciés pour cause de Covid-19, les travailleurs de Diamond Cement saisissent la justice

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Licenciés il y a de cela 3 mois, les travailleurs de l’usine Diamond Cement située dans la sous préfecture de Souguéta ont porté plainte contre leur employeur. Leur procès programmé pour ce vendredi, 26 juin a été reporté pour une date ultérieure selon Abdoulaye Camara, porte-parole des travailleurs licenciés.

« Nous sommes venus ce matin pour notre situation concernant le licenciement des travailleurs. Il y a de cela trois mois nous avons été licenciés et nous étions avec les Togolais. Ils ont donné le droit des Togolais et nous, ils n’ont pas fait cas de notre situation, c’est pourquoi nous sommes la parce qu’on a été programmé pour notre procès à la justice. Selon le président du tribunal de première instance, le Ministre récemment nommé doit être installé aujourd’hui à son poste, le confinement notamment, l’interdiction de regroupement dans les lieux publics. Toutes les audiences sont interdites pour le moment, c’est ce qui a fait que notre procès n’a pas eu lieu aujourd’hui. Nous sommes en train de consulter les avocats. Pour le moment, nous n’avons pas d’avocat. Ça fait au moins trois mois nous sommes dans cette lutte. Nous avions rencontré le Sous-préfet ça n’a pas abouti, le préfet ça n’a pas abouti, l’inspecteur du travail d’ailleurs c’est lui le complice, ça n’a pas abouti. C’est raison pour laquelle nous sommes passés par la justice comme phase finale pour nous, en portant plainte contre les huit contractuels notamment : Diamond Ciment,  Nabintou, Renaissance, Elschadail, Dieu est Grand, Destin, Fraternite, Malm, Eguico, pour une solution finale. »

Ces 150 travailleurs mèneraient une vie difficile depuis leur licenciement. Pour eux, seule la justice pourra trouver une solution à leur situation.

« Tout ce que j’ai à dire aux autorités judiciaires, c’est de voir d’abord notre cas. L’ensemble des travailleurs qui sont là, sont des pauvres et nous avons des familles à Tassen, il y a certains qui viennent de la Guinée forestière, d’autres Boké en un mot toutes les contrées de notre pays. Nous n’avons pas d’autres moyens, cela fait trois mois sans situation. Nos familles souffrent et beaucoup sont rentrées parce qu’ils n’ont pas de situation. Nous sommes au nombre de 150 travailleurs si la justice n’intervient pas, nous allons encore prendre la porte de la société », menace-t-il.

Ces travailleurs avaient barricade la route de l’usine pour leurs indemnités. Pour les responsables de l’usine, il n’y a aucun contrat entre l’usine et ces licenciés. 

Aboubacar Dramé, correspondant régional à Kindia

+224 623 08 09 10

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