Connect with us

A la Une

Kindia : sit-in des enseignants maté, 7 personnes arrêtées

Des enseignants se sont encore retrouvés ce jeudi matin pour organiser un sit-in devant la direction préfectorale de l’éducation (DPE) de Kindia. Empêchés de s’y rendre, les forces de l’ordre ont fait usage de gaz lacrymogène et 7 personnes ont été arrêtées.

C’est sur fond de slogans  » à bas l’intimidation « , vive les enseignants guinéens « que certains enseignants se sont retrouvés à proximité de la maison des jeunes pour se rendre à la DPE de Kindia.

Interrogé sur le pourquoi du sit-in, Abdoulaye Bah, membre de l’union préfectorale du SLECG Kindia, de répondre : « c‘est contre l’injustice, contre l’arbitraire, contre la mauvaise gouvernance. Il y a des salaires des braves enseignants qui sont gelés sous prétexte qu’ils n’ont pas travaillé alors on ne peut pas vouloir d’une chose et son contraire. La grève est un droit constitutionnel. On ne peut pas dire aux enseignants qu’ils ont toute la latitude d’aller en grève, et quand ils observent la grève, on dit qu’il faut retenir leur salaire c’est de l’arbitraire. Donc, nous avons manifesté pour dire non à la menace de toutes les autorités à tous les niveaux et nous demandons immédiatement le dégel des salaires des braves enseignants qui sont bloqués au Ministère du Budget ».

Bloqués à la devanture de l’hôpital régional de Kindia, les enseignants ont été dispersés au carrefour Bad boys dans le quartier Manquepas où sept enseignants ont été arrêtés suite à des altercations.

Pour Abdoulaye  Bah, « l’arrestation de nos confrères par les forces de l’ordre relève de l’arbitraire ».

« Ils ont arrêté au moins trois de nos collègues, certaines disent plus car je n’ai pas compté le nombre. Nous entreprendrons des démarches pour qu’ils soient libérés immédiatement parce que c’est de l’arbitraire. Nous sommes dans l’exercice d’un acte constitutionnel. Il faut que l’État accepte les libertés publiques dans ce pays », lâche-t-il.

A noter que cette manifestation des enseignants est devenue le quotidien des habitants de Kindia où des parents d’élèves traînent encore les pas à envoyer leurs enfants à l’école.

Aboubacar Dramé, correspondant régional à Kindia

623 08 09 10.

 

 

Continuer la lecture
Cliquer ici pour Commenter

Laisser un commentaire

Suivez-moi sur Facebook

Suivez-moi sur Twitter