Kindia : une femme meurt après une bagarre la nuit avec son mari, au quartier Banlieue

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Une femme, mère de trois enfants, a rendu l’âme ce mercredi, 5 août dans la commune urbaine de Kindia, ville située à 135 km de la capitale Conakry, suite à une bagarre avec son mari.

Selon nos informations, c’est suite à une bagarre la nuit d’hier que Thierno Hawa Sylla a été transportée à l’hôpital régional Alpha Oumar Diallo avant de trouver la mort.

Selon des témoignages recueillis dans la famille de la défunte, c’est aux environs de 0 heure que Thierno Hawa Sylla et son mari Abdourahmane Camara alias Vieux ont commencé leur bagarre.

Mariam Sylla, qui a assisté à une partie de la scène explique la cause de leur dispute : ’’Moi j’étais couchée lorsqu’on m’a réveillée que Thierno Hawa et son mari sont en train de se battre. Je suis venue toquer à la porte à plusieurs reprises, c’est ainsi que son mari est venu ouvrir la porte. Sa femme était à terre, j’ai demandé à Vieux qu’est-ce qu’il y a ? Il ne m’a rien dit, son frère aussi est venu. Il lui a demandé mais aucune réponse. Pendant ce temps, sa femme était couchée, je lui ai parlé mais, elle n’a rien dit. Ma mère, est venue à son tour. C’est ainsi que Thierno Hawa s’est retrouvée et ma mère lui a demandé. Elle a dit que son mari voulait coucher avec elle mais elle lui a dit qu’elle est en période menstruelle. Mais le mari n’a pas cédé et c’est là que tout a commencé. Elle a voulu faire sortir tous ses objets dans la maison, je lui ai dit : « non et j’ai fait rentrer tout ce qu’elle avait mis au dehors. Et comme il faisait nuit, je suis partie me coucher”.

La fille de la victime, Djénabou qui a transporté sa maman à l’hôpital est inconsolable. « Moi, c’est aux environs de 1 heure que ma maman m’a appelée au téléphone. Elle m’a dit Djènè si vous ne m’envoyez pas à l’hôpital je vais mourir. Qu’elle s’est battue avec mon père. Je suis partie dans l’immédiat. Arrivée, j’ai trouvé m’a mère incapable de soulever sa tête. J’ai demandé ce qui s’est passé, mais ma mère ne pouvait pas parler. Mon père est venu lui dire d’arrêter de faire peur aux gens, il l’a massée mais ma mère ne pouvait plus tenir sa tête. C’est ainsi qu’on l’a transportée à l’hôpital. Arrivés, les médecins nous ont demandé des explications, ma sœur n’a pas voulu dire la vérité. Ils nous ont dit qu’ils ne peuvent pas la toucher. Ils nous ont dit d’aller au CTPI (centre de traitement des maladies épidémiologiques) mais là-bas, il n’y avait personne. Les médecins sont revenus et ils ont mis ma mère sur un lit. Après quelques temps, j’ai constaté qu’elle ne se remuait plus et j’ai su qu’elle a rendu l’âme », raconte Djènè en larmes.

Aux dernières nouvelles, le corps de la victime est à la morgue de l’hôpital régional pour l’autopsie. Quant au présumé coupable, le mari de la victime, il est en cavale. Les services de sécurité ont promis de le retrouver.

Aboubacar Dramé, correspondant régional à Kindia

+223 623 08 09 10

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