Kissidougou: « un substitut demande 19 millions de gnf pour la libération de 2 détenus » (ministre Charles Wright)

En complicité avec l’ex-régisseur de la maison d’arrêt de Kissidougou, un des substituts du Procureur de la République près du Tribunal de Première Instance de kissidougou a, en violation de toute réglementation en vigueur, procédé à un deal avec deux (2) détenus en leur demandant de payer 19 millions de francs guinéens contre leur libération. Il l’a fait savoir ce samedi 21 janvier 2023, au TPI de Kissidougou, devant le président du tribunal, le Procureur Général de Kankan, le Procureur de la République de Kissidougou.

 

Maison d’arrêt de Kissidougou
Tribunal de Première Instance de Kissidougou

Mais malheureusement cette mafia  a coïncidé avec la mutation du régisseur pour la préfecture Boffa. Cette irrégularité n’est pas la seule décelée par le Garde des Sceaux et sa délégation. La sortie pour prendre de l’air ou pour la visite des proches dans cette prison était conditionnée au payement d’un montant. 

« Pour te faire sortir dans ta cellule et venir dans la cour, les minutes sont comptées, tu paies. Les régisseurs sont devenus maintenant des percepteurs d’impôt », déplore le Garde des Sceaux,  ministre de la Justice et des droits de l’homme. Et de révéler: « On m’a dit qu’il y a un substitut qui a demandé 19 millions Fg, je suis au courant de ça pour la libération des deux personnes qui sont de l’autre côté, il a demandé 19 millions Fg. Mais l’autre n’a pu payer qu’un million et deux millions. M. Le procureur, veillez sur vos substituts. C’est vous le chef de parquet. Parce que souvent ils font des choses  si vous, vous n’êtes pas au courant on vous tiendra pour responsable. Oui un magistrat qui demande 19 millions parce que tout simplement l’autre régisseur doit quitter alors il faut négocier vite pour ne pas qu’il quitte, parce que vous avez vu pourquoi j’ai fait le mouvement général des régisseurs. Ce n’est pas pour rien. Je les ai  tous fait bouger (…) Le système était enraciné. Personne n’était préparé donc qu’est-ce qu’il faut faire, avant de bouger, il y a de ces cas ici, il faut les négocier, c’est ça la vérité. Et ils oublient que moi je suis imprévisible dans mes actions de règlementation et de contrôle », explique Alphonse Charles Wright, tout en donnant des instructions claires avant de prendre la route pour Gueckédou. 

Mamadou Yaya Barry depuis Kissidougou 

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