Koubia : un jeune de 30 ans viole sa nièce de 18 ans avant de s’évader des mains de la police

Le phénomène de viol devient de plus en plus récurrent dans la région administrative de Labé. Et ce, malgré les dispositions prises par les autorités du pays. Le dernier cas en date s’est produit ce week-end, à Louganmeh, une localité située dans la préfecture de Koubia mais, n’a été rendu public que ce mercredi 23 novembre 2022.

Selon nos informations, c’est une fille de 18 ans, nommée Safiatou Diallo qui a été attaquée en pleine brousse par l’un de ses oncles du nom de Mountaga Diallo, âgé de 30 ans, qui a abusé d’elle, avant de la menacer de mort.
Interpellé par ses proches, le présumé violeur a pris la poudre d’escampette des mains des services de sécurité. Sur le film de ce viol, la sœur de la victime explique.
« Ma jeune sœur était partie chez notre tante à Louganmeh, c’est sur le chemin du retour chez nous à Boudou que le jeune qui est son oncle, l’a attaqué en pleine brousse. Le jeune a dit à la fille de l’embrasser, elle dit qu’elle ne peut pas, puisque le jeune c’est son oncle. Le jeune dit alors, je veux te marier, la fille a dit que tu ne peux pas me marier en pleine brousse, en plus tu es mon oncle. Dans un excès de colère, il a porté la fille sur son épaule, l’éloignant de la route, la déshabillant avant de la violer. Il a défloré la fille », a expliqué Mariama Baïlo Diallo avant d’ajouter : « Pour finir, il l’a tabassée. Il dit à la fille, si elle retourne à Louganmeh pour informer la famille de ce qui s’est passé, il va la tuer, couper sa tête et la jeter dans la falaise de Koyla. Lorsque la fille est rentrée chez nous, avec l’insistance de sa mère, elle a expliqué ce qui s’est passé. Informés, mes jeunes frères qui sont à Boudou ont recherché le jeune, qui été conduit à la police et la fille à l’hôpital. Après l’expertise des médecins, il a été confirmé que la fille a été violée, elle a été même déflorée », a-t-elle ajouté.

Malgré, l’ampleur de son crime, le présumé violeur est parvenu à s’évader des mains de la police. Une situation qui a provoqué la colère de la sœur de la victime.
« Dans sa cellule, le jeune incriminé appelle son frère pour lui dire qu’il est malade. Donc, son frère et les policiers l’ont envoyé à l’hôpital. Donc, c’est lorsqu’il était sous perfusion, la salle dans laquelle il était hospitalisé avait deux portes, les policiers étaient assis devant l’une d’elle, et manipulaient leurs téléphones, le jeune a profité pour s’évader. Donc, nous avons formulé une plainte contre les policiers mais, comme le juge de paix est à Conakry, nous l’attendons. Le jeune n’est toujours pas retrouvé », fustige Mariama Baïlo Diallo.
Joint au téléphone, le juge de paix de Koubia, promet à son retour dans la localité, de prendre des dispositions nécessaires.

Tidiane Diallo, correspondant régional à Labé
620 44 25 83

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