La Guinée d’aujourd’hui, vue par l’ancien ministre Sarr : “je suis un peu peiné…’’

Print Friendly, PDF & Email

En marge de l’assemblée générale du Parti de l’unité et du progrès (PUP), ce samedi, le secrétaire permanent de l’ancien parti au pouvoir et ancien ministre de l’agriculture du feu président général Lansana Conté, Jean Paul Sarr a déclaré être un peu peiné de la situation sociopolitique qui prévaut actuellement dans le pays. Tout en invitant les principaux acteurs politiques concernés au dialogue et à l’entente.

Dans sa prise de parole Jean Paul Sarr a dit:” je suis un peu peiné, notre pays est un grand pays. La Guinée a montré la voie aux autres nations africaines le 28 septembre 1958.  On a dit clairement non au colonialiste, oui à la liberté. De ce moment jusqu’au moment où je vous parle, la Guinée est respectée. Advienne que pourra, nos devancés ont mis les bases d’une certaine considération de notre pays. Nous, nous devons hériter. Surtout les jeunes, nous, on a fait ce qu’on a à faire. On a sauvegardé cet étendard-là. C’est à la jeunesse de prendre à bras le corps le destin de la Guinée. Parce que c’est la jeunesse qui peut assurer la continuité de notre indépendance, de notre dignité et de notre responsabilité“.

Poursuivant, il a invité les gouvernants à regarder tous les Guinéens de la même façon.

« Il faudrait que les gouvernants puissent regarder tous les Guinéens de la même façon. Accepter comme le président Lansana Conté a accepté la tolérance et la patience, s’écouter”, dit-elle.  Rappelant que le dénominateur commun c’est la guinée :” on ne peut pas être refugié. Le Guinéen est trop fier pour être refugié. Donc évitons d’être refugié parce que le Guinéen ne supportera pas. Il faut le dialogue, il faut s’entendre. Nul n’a le destin de la vérité, Dieu seul est vérité“. C’est pourquoi, martèle, le secrétaire permanent du PUP, ‘’nous demandons au gouvernement, à l’opposition de se rencontrer pour gérer les affaires de la Guinée pour qu’il y ait l’entente. Donc nous appelons les uns et les autres à mettre la balle à terre. Les egos-là, ce n’est rien. On est passagers sur cette terre. On doit s’entendre. Un penseur a dit que si on ne s’entend pas, on va mourir comme des idiots. Et il a raison“.

Elisa Camara

Laisser un Commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.