‘’La Guinée que nous voulons’’, un ouvrage qui donne la voie à suivre

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Le collectif des jeunes universitaires et chercheurs de Guinée au Sénégal vient de porter sur les fonts baptismaux son ouvrage intitulé ‘’la Guinée que nous voulons’’. L’événement a eu lieu ce samedi 29 juin à la faculté des sciences juridiques et politiques de Dakar sous la présidence de la mission diplomatique guinéenne et de la communauté scientifique dans ce pays.

A la place des pancartes, des cailloux, des manifestations, les étudiants ont opté pour une autre voix, celle noble et redoutable. La plume, l’écrit pour exprimer ce qu’il convient d’appeler communément les tares de notre société.

Mamadou Yaya Diallo professeur de droit public à l’université Cheikh Anta Diop et modérateur lors des débats a présenté le livre composé de trois grandes parties. Il a félicité les contributeurs pour de le travail accompli tout en soulignant qu’« on développe un pays par les idées’’.»

Ayant représenté son excellence l’ambassadeur de la république de Guinée au Sénégal, Mme HANN Fatou Tall a dit tout le plaisir qu’elle a d’assister à cette cérémonie. Elle a salué l’initiative de ces jeunes qui note-t-elle en écrivant ce livre « n’ont pas opté pour la violence.»

Cet essai collectif car rédigé par une douzaine d’étudiants guinéens se veut une contribution citoyenne au débat public national. A travers ce livre, les jeunes plumes peignent les maux qui sapent le développement de notre nation.

La première partie parle de la citoyenneté politique.

Avec comme thématiques abordées la construction d’une nation forte, condition d’une Guinée prospère, le civisme en question, de la faiblesse de l’espace public, problématique de la décentralisation en Guinée, regard rétrospectif et prospectif sur la diplomatie guinéenne, guinée: un demi-siècle après l’indépendance, une république qui a besoin de se pardonner.

La deuxième partie de l’œuvre traite des questions économiques comme la gouvernance des ressources naturelles en Guinée, autopsie d’une gestion opaque, diagnostic du secteur privé de notre pays, la fiscalité pour un développement durable et participatif. Cette partie est donc une alerte sur « le manque de transparence et d’information dans la gestion de nos richesses naturelles.» Le livre fait aussi un zoom sur la façon dont le secteur privé guinéen est organisé ainsi que le mode de fonctionnement de la fiscalité. Ces universitaires nous proposent des pistes de solutions et recommandations afin de booster l’économie du pays de façon transparente dans l’intérêt et au bénéfice de tous.

Enfin la dernière partie penche sur les questions d’ordre sociétal.  Notamment la réflexion sur l’indépendance de la justice, plaidoyer pour une éducation de qualité en Guinée, la démocratisation de la fonction publique, les réseaux sociaux, enjeux pour l’éducation et la formation. La partie pointe du doigt « les méfaits d’une justice non indépendante sous l’influence des politiques, un système éducatif en branle, une fonction publique au service du clientélisme »avec des ébauches de solutions.

A noter que les universitaires qui ont écrit ce livre préfacé par Mohamed Camara juriste, enseignant-chercheur et consultant en droit constitutionnel comptent se rendre très prochainement en Guinée pour sa vulgarisation.

La Guinée que nous voulons décrite dans le livre est ce qu’il faut changer pour un meilleur développement pour tous.

Moussa Kanté, Dakar (Sénégal)

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