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Tribune

La pagaille est le problème fondamental de la Guinée d’aujourd’hui ! (Par Ibrahima K. Doukouré)

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Il semble que notre fameux professeur a trop sous-estimé son pouvoir ou le rôle central de l’Etat dans un pays de droit. Pourtant, il semble qu’il est docteur en Droit public ou qu’il ait enseigné au moins pendant dix ans. Alors, soit il ne maîtrise pas cette matière comme on le prétend ou soit il refuse d’appliquer en Guinée ce qu’il connaît pour des raisons qui lui sont propres.

Le problème central de la Guinée d’aujourd’hui est la pagaille pendant ces dix dernières années. Le pouvoir du président Condé a lamentablement échoué dans le fonctionnement correct de nos institutions et l’instauration d’une stabilité politique dans la quiétude sociale depuis au lendemain de son investiture. Par son refus d’appliquer intégralement la constitution, les lois organiques issues de la transition et de compléter les autres institutions républicaines, il a donné la chance à Monsieur Diallo de l’opposition de commencer sa pagaille. S’il avait organisé les élections législatives et les locales très tôt en veillant sur le fonctionnement normal de toutes les institutions, on n’aurait pas eu besoin de tous ces accords bidons et leurs conséquences désastreuses sur les vies de nos jeunes et pour nos opérateurs économiques.

La Guinée est devenue ainsi un pays de pagaille: si ce n’est pas un politicien égaré qui met les gens dans la rue pour des questions d’humeur, c’est un monsieur qui se lève du mauvais pied le matin et appelle à la grève légale ou illégale sans aucun préavis ou ce sont les jeunes qu’on ne cesse de droguer par les remontants de l’ethnocentrisme et la haine qui, quand il y a un problème dans un couple, quand un taxi-maître se dispute avec un client ou quand ils entendent un cri quelque part, ils mettent la cité en ébullition dans les morts de jeunes et des boutiques pillées. Après quelques jours ou semaines, trois à six mois ou même après une année, ils reprennent les mêmes bêtises.

Une chose est sûre, notre fameux professeur peut continuer à faire du tourisme ou à nous parler de milliards de dollars, aucun investisseur sérieux ne viendrait foutre un centime de franc dans un pays comme le nôtre et les jeunes peuvent continuer à garder leurs diplômes. Certes, ces gens prennent de risques mais ils ne sont point fous jusqu’à venir investir dans un pays avec les concours incessants de balles et cailloux perdus. La bonne nouvelle est qu’on peut toujours limiter les dégâts en respectant rapidement les lois et les institutions dans un ordre total. On aurait besoin sans doute de l’eau et du feu.

Ibrahima Kandja Doukouré

New York, USA

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4 Commentaires

4 Comments

  1. Ismael camara

    18 février 2018 at 10 h 42 min

    suis vraiment d’accord avec vous Mr un président qui n’applique pas les règles du jeu
    un bon citoyen est celui ou celle qui respect la lois et non bafouée ou gâté les bien public Mr le président veiller voir le cas car c’est trop révoltant on dirait qu’on a pas président un président ces celui qui applique dans la véracité

  2. Patriote

    18 février 2018 at 10 h 54 min

    la pagaille est le quatrième pouvoir en Guinée.

  3. Manzo

    18 février 2018 at 12 h 24 min

    Belle analyse avec une conclusion implacable.
    Alpha Condé croit que le peuple de Guinée finira par s’auto-discipliner avec la baraka d’un miracle divin.
    A force de vouloir trouver des consensus au détriment de la loi, il a fini par discrédité la puissance publique. Car, les procureurs et les agents de police judiciaire n’osent plus prendre d’initiatives de leur propre gré, par crainte d’être désavoués par les interventions d’auto-sape de son propre régime.
    Bref, il m’arrive souvent à me demander si Alpha Condé ne serait pas envoûté par des démons qui ont toujours tiré ce pays vers le bas.

  4. pecos

    18 février 2018 at 19 h 25 min

    Alpha Condé est à la recherche du prix Nobel.

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