“La police m’a demandé si mon mari était un sorcier”

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Alors que Chirindo Chisubi est encore en deuil de son mari, elle est choquée par une question posée par la police qui enquête sur sa mort dans le comté de Kilifi au Kenya, sur la côte de l’océan Indien.

“Cet homme, votre mari, était-il un sorcier ?” ont-ils demandé à la jeune veuve de 63 ans.

Son mari, Dzuya Chisubi, est assassiné à la suite d’accusations de pratique de la sorcellerie.

Mme Chisubi sait que son mari n’a jamais été sorcier et croit que le meurtre a été commis pour autre chose, une dispute au sujet de la terre.

“Je leur ai dit [à la police] que depuis mon mariage, je n’ai jamais rien vu en lui qui puisse prouver qu’il est un sorcier”, dit-elle.

La mort de son mari l’attriste, bien qu’elle croit qu’elle ne peut rien y faire.

On lui a dit que le propre frère du mari avait planifié le meurtre, raconte-t-elle à la BBC, en précisant que le tueur à gages a avoué à la police.

Les deux hommes sont arrêtés et inculpés. Tous deux nient les allégations.

De nombreuses tombes dans le village

La douleur de Mme Chisubi est une expérience familière pour les habitants de Buni Kisimani à Kilifi, dont les relations sont parfois aigries et déchirées en raison de la croyance répandue en la sorcellerie.

Un certain nombre de tombes parsèment le village, dont certaines sont le résultat de meurtres horribles.

Selon les autorités, 150 hommes ont été tués au cours des deux dernières années à Kilifi

Dans cette région, il n’est pas rare que des malheurs, y compris des maladies courantes ou des décès dans la communauté, soient associés à la sorcellerie.

Souvent, les hommes âgés sont accusés de sorcellerie et blâmés pour ces malheurs. La punition est parfois une mort brutale.

Les victimes sont souvent hachées ou brûlées à mort. Certaines sont tuées par leurs propres parents.

Les croyances traditionnelles coexistent avec le christianisme et l’islam, qui sont les religions dominantes au Kenya. Une enquête du Pew Research Center, menée en 2010, a montré que 11 % des Kenyans croyaient en (…) lire la suite de l’article en cliquant ici.

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