Labé : deux détenus décèdent en moins de 24 heures, le substitut du procureur parle de ”mort naturelle”

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Deux détenus ont trouvé la mort en mois de 24 heures à la maison centrale de Labé. L’information nous été donnée ce mardi 19 janvier 2021 matin par le substitut du procureur près le tribunal de première instance de Labé. Le premier cas s’est produit hier lundi 18 janvier, le second ce mardi matin 19 janvier 2021.

A en croire Patrice Koma Koïvogui, il s’agit de Mamadou Aliou Diallo, condamné à 30 ans de réclusion criminelle pour parricide, un fait qui s’est produit dans la sous-préfecture de Sanoun, et de Mamadou Bhoye Bah, 76 ans, prévenu pour des cas de vol de bétail, transféré de Pita, avant de préciser que tous les deux cas sont des morts naturelles. 

« Effectivement en moins de 24 heures, il y’a eu deux cas de décès. Le premier cas de décès concerne un certain M. Mamadou Aliou Diallo, qui était condamné à 30 ans de réclusion criminelle pour parricide, donc il purgeait sa peine. Le second cas concerne M. Mamadou Bhoye Bah né en 1945, et qui était prévenu pour des faits de vol de bétails. Tous les deux cas sont des morts naturelles, néanmoins je n’ai pas le dossier médical, je ne pourrais dire la nature de leur maladie », explique Patrice Koma Koivogui.    

Dans la foulée, le substitut du procureur précise que toutes les dispositions sont prises au niveau de la maison centrale pour protéger les détenus des maladies comme le Covid-19.

« Nous pouvons rassurer la population que la pandémie à un moment donnée était présente au niveau de la maison centrale mais actuellement nous parvenons à gérer, puisqu’il n’y a pas d’incarcération tant qu’il n’y a pas un test, du coup toutes les personnes qui sont détenues sont naturellement testées et sont négatives. Et si la personne est positive, elle est immédiatement conduite à Conakry où il est soigné avant de revenir intégrer. Nous prenons à chaque fois des dispositions pour le soin des détenus, mais comme vous savez, la mort est un fait naturel même si vous n’êtes pas en prison ce qui reste clair un jour chacun va mourir, maintenant la manier ce qui est autre chose », rappelle Patrice Koma Koïvogui.

Tidiane Diallo, correspondant régional à Labé.

620 44 25 83

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