Labé : la justice libère une femme accusée d’avoir tué son mari en tirant son sexe

Print Friendly, PDF & Email

On vous disait dans une de nos dépêches que dans la soirée du jeudi 08 juillet 2021, un père de famille, du nom de Mamadou Bhoye Barry, âgé d’une cinquantaine d’années, avait perdu la vie après avoir  chaudement disputé avec sa femme, dans le secteur Thimewy, quartier Koulidara, commune urbaine de Labé.  

D’après les informations reçues mercredi 15 juillet 2021 auprès de l’un des fils du défunt, son père est décédé après que sa femme ait tiré son sexe. « Tout est parti lorsque la coépouse de ma mère, du nom de Hassanatou, a pris une permission auprès de mon père, mais mon père a refusé, puisque, dit-il, il n’aime pas une femme qui se promène trop. Après, la femme a appelé sa mère pour que cette dernière puisse convaincre mon père  mais en vain. Donc, lorsque mon père a fini de prendre ses ablutions pour s’acquitter de la prière de 19h, au moment où il s’apprêtait à prier, la femme a tiré son sexe. Du coup il est décédé.  Les faits se sont produits en présence de ma tante. Actuellement, la femme est à la gendarmerie. Mais on dirait que les autorités judiciaires ne veulent pas nous rendre justice », accuse Mamadou Samba Barry, un jeune d’une vingtaine d’années.

Rencontré jeudi 15 juillet 2021, le substitut du procureur près le tribunal  de première instance de Labé, nous a confié que le rapport établi par les médecins ne confirme pas que le défunt a été tué par un acte de violence. Avant de préciser que la femme mise en cause dans cette affaire a été libérée, faute de preuve, après une semaine passée à la brigade de recherche de la gendarmerie.

« Pour pouvoir nous déterminer par rapport à une poursuite quelconque, il fallait qu’on s’en remette d’abord aux résultats qui pourraient sortir des analyses de l’hôpital. Donc, hier, ce rapport nous est parvenu. Le rapport conclut que la mort de ce monsieur n’est nullement liée à un quelconque acte de violence. Il s’agit bel et bien d’une mort naturelle, d’une crise cardiaque. Et les gens doivent comprendre qu’il y a des gens qui meurent sur les terrains de football, des sportifs, des gens en bonne santé, des gens en pleine prière qui meurent. Ce qui est arrivé à leur parent là ce n’est  pas une première. Sur ce, la mort étant naturelle, il n’y a pas droit de poursuivre quiconque. Voilà pourquoi le dossier a été classé, la femme a été libérée. Elle est rentrée chez ses parents, compte tenu de la tension qui prévaut », laisse entendre Patrice Koma Koïvogui. Dans son discours, le procureur par intérim du tribunal de première instance de Labé, précise qu’à travers les enquêtes,  il a été constaté un acharnement contre la femme. C’est pourquoi, il n’a pas manqué de mettre en garde les personnes qui profèrent des menaces contre elle.  « A travers les explications des parties, vous comprendrez qu’il y avait un certain acharnement contre cette dame. D’abord, c’est une femme en état de famille. Elle a quelle force physique pour taper un monsieur de 55 ans et que ce dernier  meure. Là où le monsieur a été trouvé, dans la maison, il y avait la coépouse de l’accusée, qui dit ne pas avoir entendu de cris. Est-ce qu’on peut tirer le sexe d’un homme sans au moins qu’il crie. Pour ceux qui profèrent des menaces, quiconque qui poserait un acte à l’endroit de cette dame et qui violerait la loi, il va me trouver sur son chemin. Je ne vais pas tolérer cela »,  conclut Patrice Koma.

A noter qu’actuellement, dame Hassanatou a regagné le domicile de ses parents dans la sous-préfecture de Hafia.

Tidiane Diallo, correspondant régional à Labé.

620 44 25 83

Laisser un Commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.