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Labé : le correspondant de l’AGP grièvement blessé par ‘’des gendarmes’’

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Dans l’après-midi du mercredi, 25 mars dernier, le journaliste correspond régional de l’Agence Guinéenne de Presse (AGP) à Labé Saifoulaye Diallo a été la cible de certains corps habillés, dans la commune urbaine au moment où il était dans l’exercice de ses fonctions.

Grièvement blessé par une bombe lacrymogène à la tête, la victime a, sur son lit d’hôpital pointé du doigt sur des agents de la gendarmerie qui, selon lui, sont derrière son agression physique. Sur le film de sa mésaventure il affirme :

« C’est aux environs de 14 heures lorsque je quittais mon bureau, au gouvernorat pour rentrer chez moi que j’ai appris qu’il avait des affrontements entre forces de l’ordre et manifestants à Sassé. J’ai voulu aller m’enquérir de la réalité étant journaliste. Arrivé en face du Groupe scolaire Boundhou Ghandal, j’ai constaté qu’il ya plusieurs pick-up de la gendarmerie qui étaient stationnées sur les lieux. Malgré que j’étais arrêté à moins de 10 mètres des gendarmes, ils m’ont sommé de quitter les lieux. Directement, je me suis présenté à eux, mais ils ont insisté là-dessus. Quant j’ai pris un peu du temps pour quitter, un d’entre eux à pris un caillou pour jeter sur moi, j’ai feinté et il a jeté un autre. Directement, son ami lui a dit comme tu l’as pas atteint, il faut lui tirer dessus », explique Saifoulaye Diallo.

Poursuivant, notre confrère a tenu à préciser : « En ce moment, j’avais déjà pris ma moto pour changer de direction. A quelques mètres non loin, j’ai tourné ma tête pour regarder leur position de tir. C’est de là qu’ils ont lâché le tir et la bombe lacrymogène m’a touché au dessus de l’œil. J’ai zigzagué sur la moto, avant de tomber à quelques mètres et j’ai perdu  connaissance. Dans la foulée, des citoyens sont venus me secourir en m’emmenant dans une clinique de la place avant d’être transféré à l’hôpital régional. Actuellement, je souffre énormément mais Dieu merci, ça commence à aller. En ce qui concerne mes agresseurs, je ne compte pas porter plainte car, je sais que cela ne portera pas fruit. Donc, je me remets au bon Dieu… »

A noter que lors du double scrutin, nombreux sont des journalistes qui ont été tabassés par les services de sécurité dont notre collègue, Thierno Sadou Diallo.

Tidiane Diallo, correspondant régional à Labé

+224 620 44 25 83

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