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Economie

Labé : poursuivie pour ‘’escroquerie, faux et usage de faux’’, la société Qnet brise le silence et rejette les accusations portées contre elle

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On vous disait dans une de nos dépêches que la société Qnet est poursuivie au Tribunal de première instance de Labé pour escroquerie, faux et usage de faux par un groupe de personnes, essentiellement des femmes et des jeunes. Ce procès s’est ouvert le mardi 20 février avant d’être renvoyé par le Tribunal au 13 mars 2018. Pour équilibrer l’information, nous avons contacté un représentant indépendant (RI)  local de la société de vente en ligne. Selon Fatoumata Binta Diallo, les victimes ne seraient pas bien renseignées et ne connaîtraient pas très bien comment Qnet fonctionne.

« Je commencerai par dire que Qnet est une entreprise spécialisée dans la vente en ligne, appelée aussi le E-Commerce. Chaque personne qui vient à Qnet achète un produit. Et derrière l’achat de ce produit, Qnet offre un contrat de distributeur indépendant. On n’est libre de saisir ou de ne pas saisir. Derrière ce contrat-là, une fois on le saisit, Qnet propose un plan de compensation en fonction des ventes qui se produisent autour du représentant indépendant en question. Donc Qnet est une société commerciale et aussi internationale. Moi, j’évolue à Labé. C’est moi qui ai envoyé ce business à Labé. Qnet est en Guinée depuis fin 2012. Fin 2014, officiellement, j’ai décidé de venir avec cette entreprise à Labé parce que pour moi les Labékas ont besoin aussi de ce business, qui est international. La Guinée fait partie du monde et Labé fait partie de la Guinée. A mon avis, je pouvais venir avec pour pouvoir proposer ça à la population. Qnet a sa façon de travailler. On dit quand tu viens à Qnet, tu achètes un produit. Si tu veux être distributeur indépendant, tu vends des produits tout simplement. J’ai entendu beaucoup de choses, mais ce que je voudrais dire c’est que Labé n’est pas en marge du monde. Les gens n’ont qu’à se renseigner encore beaucoup plus. Je suis de Labé, je suis de Diari et je ne peux pas envoyer n’importe quoi ici », laisse-t-elle entendre. Et d’ajouter : « Pour cette trentaine de personnes, il y a une dame qui a été interviewée et qui a eu une première commission. Et puisque j’ai dit que pour ces commissions qu’on ne paye pas des salaires mensuels ; ces commissions qui se produisent à travers des ventes autour de toi et de ton équipe, donc cette femme a déjà eu une commission. Et quand tu viens à Qnet, tu achètes un produit, tu ne remplis pas la condition que la société a demandée, la société ne te paye pas. Maintenant, pour que tu puisses justement faire ce que la société a demandé, tu as besoin d’être formé. C’est une chose qu’on ne connaît pas. Toute chose qui est nouvelle est inconnue. On a besoin de la connaître pour pouvoir faire. D’où sort justement cette formation dont elle parle. Nous-mêmes qui sommes là, on a fait des formations à Conakry. C’est pourquoi aujourd’hui, on est capable de parler à d’autres personnes de Qnet et de son plan.

A la question de savoir si Qnet n’a pas failli au niveau de la communication, Fatoumata Barry Binta Diallo répond en ces termes : « En réalité, on ne fait pas de publicité à Qnet. La publicité se fait de bouche à oreille. Selon ce que la femme dit, elle n’est pas bien renseignée. Elle ne connaît pas très bien, elle n’a pas bien écouté tout simplement. Elle fait vite, elle est derrière, je ne sais pas si c’est un journaliste qui est devant, et qui pousse. Elle se met derrière le fait qu’il y a des femmes analphabètes qui sont là qu’on est en train d’arnaquer les paisibles citoyens de Labé. Je me suis dit qu’on n’a pas besoin d’aller à l’école pour pouvoir chercher de l’argent, pouvoir vendre ou acheter. Pas du tout ! Donc, j’estime que ces femme-là n’ont pas bien compris comment est-ce que Qnet paye, comment est-ce que Qnet procède réellement. Elles ont besoin de se renseigner plus et je leur tends la main pour dire si elles ont envie de mieux comprendre, elles peuvent venir comprendre. Ramatoulaye qui dit qu’elle a envoyé 9 personnes, elle a eu une commission. Elle sait comment ça fonctionne. Elle, c’est juste 9 personnes. Il y a des gens ici à Conakry qui ont référé des personnes et qui, aujourd’hui, grâce à Qnet, réalisent leur rêve. Moi ça fait 5 ans que je fais le business »

Interrogée s’il y a des gens qui ont réussi à Labé, la représentante indépendante de Qnet a répondu oui. « Absolument ! Je dirais oui. Et ces personnes pourraient témoigner au moment propice. Mais je connais particulièrement une femme qui est aussi illettrée, qui, aujourd’hui, pour la première fois de sa vie s’est acheté une voiture de marque Ford. Elle a compris le plan, elle est en train de travailler. Si tu ne travailles pas à Qnet, tu ne peux pas être payé. Ce n’est pas une tontine. Mais c’est leur droit de porter plainte. Maintenant, la justice jouera son rôle »

Pour faire face à ce dysfonctionnement de la communication au sein de Qnet, Fatoumata Barry Binta Diallo lance cet appel à l’endroit des citoyens : « Qnet a commencé de faire des expositions. Le 1er, le 02 jusqu’au 3 mars, il y aura une grande exposition à Conakry au palais du peuple. Et ce n’est pas une première. Il y a la cellule guinéenne qui a sorti des images où Qnet vient exposer les produits.  Le message que je voudrais lancer aux Guinéens en général et aux Labékas en particulier, c’est que si une chose nouvelle arrive, on n’a qu’à chercher à comprendre avant de nous lancer et de dire n’importe quoi là-dessus, parce que cette société ne m’appartient pas, elle est internationale et créée depuis 1998. Si ça a marché chez les autres, ça devrait marcher chez nous parce qu’en réalité on en a besoin. Les Guinéens doivent être ouverts au monde numérique, sinon, on sera toujours en retard », a conclu Fatoumata Barry Binta Diallo.

Tidiane Diallo, correspondant régional à Labé

620 44 25 83

 

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