L’activiste Nathalie Yamb interdite d’entrée et de séjour sur le territoire français

L’activiste suisso-camerounaise Nathalie Yamb a reçu vendredi, par lettre recommandée, l’arrêté pris à son encontre en janvier l’interdisant de territoire en France, a révélé samedi RFI. Nathalie Yamb, très active sur les réseaux sociaux, est accusée par Paris d’encourager le recours à la violence à l’encontre des symboles de la présence française en Afrique.

L’activiste suisso-camerounaise Nathalie Yamb a reçu vendredi, par lettre recommandée, l’arrêté pris à son encontre en janvier l’interdisant de territoire en France, a révélé samedi RFI. Nathalie Yamb, très active sur les réseaux sociaux, est accusée par Paris d’encourager le recours à la violence à l’encontre des symboles de la présence française en Afrique.

L’arrêté du ministre français de l’Intérieur l’interdisant d’entrée et de séjour sur le territoire français a été notifié vendredi 14 octobre à la militante suisso-camerounaise Nathalie Yamb, a rapporté samedi RFI. « Nous voulons nous assurer qu’elle est bien informée qu’elle est sous le coup de cette mesure pour incitation à la haine et à la violence », explique une source proche du dossier.

L’activiste de 52 ans est aujourd’hui l’une des dénonciatrices les plus virulentes et les plus suivies de la France en Afrique.

Le texte de l’arrêté, que s’est procuré RFI, invoque pour justifier l’interdiction de territoire les « diatribes récurrentes que [Nathalie Yamb] profère contre la France et ses autorités et dans lesquelles elle cautionne, voire encourage, le recours à la violence à l’encontre des symboles de la présence française en Afrique »

L’arrêté, qui date du 12 janvier 2022, mentionne également « des propos virulents à l’égard des positions françaises sur le continent africain susceptibles de favoriser l’entrisme des puissances étrangères hostiles à la France sur le continent africain et d’alimenter le développement d’un ressentiment populaire anti-français en Afrique, mais également parmi les diasporas africaines en France ».

Les autorités françaises estiment ainsi qu’il « est à craindre que sa présence en France provoque de graves troubles à l’ordre public ».

L’activiste, suivie par plus de 200 000 abonnés sur Twitter comme sur sa chaîne YouTube, se présente sur son site internet comme « experte des questions africaines et migratoires », entre autres, et y évoque son surnom, « la dame de Sotchi », en référence à un discours remarqué lors du premier sommet Russie-Afrique, qui s’est tenu en 2019 dans cette station balnéaire de la mer Noire.

Source : France24

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