Lancement de la 6è réunion de coordination et de partage des fréquences radioélectriques à Conakry

La sixième réunion de coordination et de partage des fréquences radioélectriques dans les zones frontalières et maritimes a démarré ce lundi 4 juillet 2022, dans les locaux de l’Autorité de Régulation des Postes et Télécommunications à Conakry.

C’est le secrétaire général du département en charge des Postes et Télécommunications et de l’Economie Numérique, Oliano Bamba qui a présidé la cérémonie d’ouverture.

Le Directeur général Adjoint de l’ARPT, M. Adama Condé a lancé le démarrage de cette activité internationale qui regroupe des cadres du secteur des télécommunications de la Guinée, du Sénégal, du Mali, de la Côte d’Ivoire et de la Guinée Bissau.

Dans son allocution, le Directeur général adjoint de l’ARPT a, au nom de son Directeur général, remercié l’ensemble des participants avant d’indiquer que les principaux objectifs visés par cette rencontre sont entre autres :

-poursuivre l’harmonisation et le partage des fréquences et scramblings codes en considérant les évolutions technologiques dans les zones frontalières ;

-trouver des solutions concrètes aux problèmes de brouillages et le roaming non intentionnel ;

-mettre à jour le cadre de coordination et de partage des fréquences et scramblings codes entre les administrations concernées.

A la suite de cette rencontre de coordination qui durera quatre (4) jours, un accord sera établi et ratifié par les différentes administrations dans lequel, les canaux préférentiels, les scramblings codes seront consignés ainsi que les critères techniques à observer dans les zones frontières. Cela facilitera selon les spécialistes, le traitement des éventuelles plaintes d’interférences qui seront signalées par les exploitants de télécommunications des pays concernés.

« Cette activité découle des accords basés sur l’article 6 du règlement des radiocommunications de l’UIT ainsi que la recommandation UIT-R SM.1049-1, pour la prévention des brouillages et interférences entre les services de radiocommunications exploités dans les zones frontalières. Pour rappel, un accord de coordination des fréquences a été conclu pour la première fois en août 2009 à Dakar entre les administrations de la Guinée, de la Gambie du Cap Vert, de la Guinée Bissau, du Mali, du Sénégal et de la Mauritanie. Ensuite en 2013, les dispositions de ce partage pour tous les services et entre tous les pays, excepté la Gambie et le Sénégal ont été définies. C’est ainsi que ces deux administrations se sont retrouvées en 2017 pour définir le partage des canaux dans les bandes GSM 900 et 1800 complétant ainsi les accords de Dakar 2009 », a rappelé M.Adama Condé.

Prenant la parole, le secrétaire général a, au nom de la ministre des Postes et Télécommunications et de l’Economie Numérique, Aminata Kaba, salué la forte mobilisation des participants. Selon lui, les enjeux de la radiocommunication sont aussi une question de souveraineté.

« Sur instruction du Président de la République, le Colonel Mamadi Doumbouya, Monsieur le Premier ministre, Mohamed Béavogui a inscrit l’amélioration des services de télécommunications au niveau national surtout dans les zones blanches et les zones frontalières comme une priorité de la lettre de mission du Ministère des Postes et Télécommunications et de l’Economie Numérique. Aujourd’hui, l’ARPT dans le cadre de sa mission de service public a inscrit dans son plan d’action 2022, la coordination des fréquences dans les zones frontalières avec les pays limitrophes pour répondre à une dynamique panafricaine », a mentionné Oliano Bamba.

A noter que cette rencontre se veut un cadre de discussion fécond sur les sujets d’intérêts communs devant garantir à l’avenir, une gestion rationnelle et équitable du spectre des fréquences au niveau de nos différentes frontières.

Youssouf Keita                                                                                    

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