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Societé

Lansana Camara après sa mise en liberté provisoire : ‘’je suis parmi vous pour continuer notre tâche quotidienne’’

Après près d’une semaine passée à la Maison centrale de Conakry, le journaliste du site d’informations générales conakrylive.info a bénéficié d’une liberté provisoire ce mardi 2 avril 2019. Ce, après une marche de colère organisée dans la matinée par l’ensemble des organisations professionnelles de presse et le syndicat de la presse privée guinéenne.

Quelques heures après cette libération, Lansana Camara a fait un tour à la Maison de la presse pour remercier ses confrères qui lui ont apporté leur soutien pendant les moments difficiles qu’il vient de passer en prison. Lisez !

« Je suis très content de me retrouver cet après-midi devant vous. Il faut dire que hier, à pareil moment, je ne m’y attendais pas. Mais aujourd’hui, je suis parmi vous pour continuer notre tâche quotidienne qui est d’informer nos compatriotes par rapport à ce qui se passe. Certes, vous avez été tous surpris par rapport à ce qui s’est passé en ce qui me concerne, mais je me dis, avant tout que ce sont les risques du métier, mais aussi c’est le destin. Comme l’a dit le président de l’AGUIPEL, la procédure continue. Ce qui était fondamental pour vous, pour la famille et pour toutes les autres connaissances, c’était que je me retrouve en liberté et continuer la procédure avec les plaignants. Ce qui a été fait. Je ne m’attarde pas dessus, mais je voudrais simplement remercier tous ceux qui se sont impliqués largement pour obtenir ma libération. Je pense que c’est l’une des rares fois pour ne pas dire la première fois que je vois mon président, le président de l’AGUIPEL se déployer du matin au soir et à des heures tardives qui souvent ne le trouvaient pas en ville. Au-delà de lui et en plus de lui, il y a tous les autres journalistes, qui m’ont apporté leur soutien. Et je ne pense pas, où j’étais en prison, j’étais fier en quelque sorte d’être là-bas, parce que je recevais des témoignages comme quoi, il n’y a pas une radio, il n’y a pas une télé, ou un site qui ne parle pas de ma situation. C’était déjà une fierté parce que je savais que j’avais une famille de professionnels derrière qui me soutenaient. Cela m’a aidé à supporter les difficultés liées à cette détention. Donc, je remercie tout le monde, je remercie la HAC, à travers son conseiller juridique, El hadj Djély Mory Condé, qui s’est déployé largement aussi pour obtenir ma libération. Pour finir, je pense que ça peut être un motif d’encouragement pour les uns et les autres d’aller encore vers cette profession qui honore…. »

Youssouf Keita

 

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