Lansana Diawara : ‘’les conclusions de la rencontre des anciens chefs d’Etat avec la société civile ne s’imposent pas à la MAOG ‘’

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72 heures seulement après le départ de la délégation internationale conduite par les deux anciens chefs d’Etat béninois et nigérian Nicéphore Soglo et Goodluck Jonathan venus évaluer le processus préélectoral, des voix sortent du silence.

Lansana Diawara, coordinateur national de la Maison des Associations et ONG de Guinée (MAOG) a confié lundi, 16 décembre à Mediaguinee.com que sa structure n’avait pas été associée aux rencontres avec les chefs d’Etat. Bien qu’appréciant les motivations de cette démarche, Lansana Diawara n’y est pas allé par quatre chemins pour dire son indignation et dénoncer ce qu’il appelle « combine ou copinage ».

« Récemment, nous avons vu la présence des deux anciens chefs d’Etat venus passer au scanner le processus électoral, également rapprocher les différentes positions et entendre l’ensemble des acteurs majeurs de la vie sociopolitique de notre pays. Chose qui par principe est une bonne chose pour notre pays mais également pour l’Afrique puisque cela prouve à suffisance que pour des problèmes d’un pays africains, des fils de ce continent peuvent se lever et essayer de résoudre cette crise. Il ne faut pas attendre forcément l’occident pour faire face à certaines de nos préoccupations. Maintenant, la procédure a été biaisée c’est vrai mais ensuite il y a eu le copinage, le copinage de la part du NDI dans le choix des plateformes de la société civile qui sont allées à la rencontre des anciens chefs de l’Etat. Il y a des grandes plateformes -comme la Maison des Associations et ONG de Guinée- qui ont été complètement omises, qui n’ont pas été invitées. Nous avons compris que ce procès a été géré par simple copinage par des copains et des coquins et finalement qui a débouché sur un bluff. Finalement, vous avez compris ce que ça a donné. Ça n’a pas été géré avec professionnalisme. On s’indigne par rapport à ça, pour nous cela est inadmissible et inacceptable. On ne quémande jamais une invitation, raison pour laquelle on a laissé passer, mais nous avions dit après les événements nous allions dénoncer. Les intéressés comprendront qu’ils ne peuvent pas nous isoler et que le NDI ne peut pas rentrer dans ce jeu mafieux. Ils ne peuvent pas rentrer dans ce jeu de combine. Et pour cela nous pensons que c’est inadmissible, c’est inacceptable. De toutes les façons, les conclusions avec la société civile ça n’engage pas la Maison des Associations et ONG de Guinée. Ça ne nous engage en aucun cas puisque nos avis n’ont pas été pris en compte. Nous n’avons pas été écoutés, nous n’avons pas donné notre proposition bien que nous sommes des acteurs majeurs aujourd’hui non seulement du processus électoral, donc nous avons des choses à dire puisque nous avons des gens sur le terrain. Nous participons à toutes les rencontres de la vie et nous appartenons presqu’à toutes les commissions de travail au sein de cette institution par rapport à ce processus mais également par rapport à l’idée d’une nouvelle Constitution ou 3è mandat et nous avons apporté tellement de choses et nous continuons à en apporter. Nous avons tellement de choses à dire que normalement nos avis devraient être pris en compte pour qu’on écoute tout un chacun. Maintenant si le NDI pense que c’est dans les combines ou les histoires de copinage de copains et de coquins qu’ils pourront bâtir une dynamique forte, d’accord, dans ce sens ils se trompent, nous on est désolés. En clair, les conclusions de leur rencontre des anciens chefs d’Etat et la société civile ne s’imposent pas à la Maison des Associations et ONG de Guinée », a affirmé le Coordinateur national de la Maison des Associations et ONG de Guinée.

Du 9 au 13 décembre dernier, le National Democratic Institute (NDI) et la Fondation Kofi Annan (KAF) ont invité à Conakry une délégation international composée des anciens chefs d’Etat béninois et nigérian Nicéphore Soglo et Goodluck Jonathan dans le cadre d’une mission d’évaluation préélectorale en République de Guinée. Au cours de cette mission, la délégation a rencontré des acteurs sociopolitiques de la Guinée dont entre autres la CENI, les partis politiques et la société civile.

Maciré Camara

+224 628 112 098

 

 

 

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