Lansana Kourouma arrive en politique avec le PRN : ‘’c’est le parti de tout le monde’’

Print Friendly, PDF & Email

Le Parti pour la Réconciliation Nationale (PRN) fait sa rentrée dans l’arène politique guinéenne. Une formation politique dont la jeunesse est au centre des préoccupations et qui compte se démarquer des autres partis politiques déjà sur le terrain.

Il est implanté à Conakry et à l’intérieur du pays, notamment, toute la forêt, une partie de la Haute Guinée, Mamou et Labé en Moyenne Guinée et Fria en Basse Guinée.

Joint par notre rédaction, le président de ladite formation politique, Lansana Kourouma, diplômé en Master en Economie-Management, Bachelor en business aux Etats Unis a bien voulu parler du caractère exceptionnel de sa formation politique.

A l’en croire, « tout ce que nous faisons c’est sur fond propre. C’est pourquoi les jeunes ont compris qu’il faut un parti de ce genre pour faire sortir le pays là où il se trouve. Aujourd’hui, la politique est participative, on adhère les jeunes et on tient compte de leurs idées, de leurs propositions, ce n’est plus le parti unique, ce n’est plus le parti d’un leader, c’est le parti de tout le monde et tout le monde se verra concerné dans la gestion du parti et c’est ces jeunes qui expliquent même aujourd’hui l’idéologie du parti », explique-t-il.

Parlant de la réconciliation nationale qui est d’ailleurs l’une des emblèmes du parti, Lansana Kourouma pense qu’il le faut impérativement pour le développement de la Guinée.

« La Guinée est dans le besoin imminent de la réconciliation, vu le déchirement du tissu social et même les problèmes éthiques qui évoluent sur le terrain. Si aujourd’hui nous n’entamons pas une réconciliation, une paix pour une cohésion nationale, rien ne serait être possible. Donc la raison fondamentale pour un peuple, pour un développement, il faut que les gens s’acceptent mutuellement parce que nous sommes condamnés à vivre ensemble. Avec cette dynamique nous pourrons construire le pays », dira-t-il.

Selon lui, parmi les chantiers phares de son parti (PRN) figure la réforme de l’économie guinéenne. « Notre objectif, c’est de faciliter la coordination entre les investisseurs et tous ceux qui sont opérateurs économiques et maintenir la dynamique de réformes qui doit être fondamentale. Il faut faire une stratégie pour le pouvoir public en vue d’améliorer l’attractivité de l’investissement qui doit comporter des étapes importantes, il faut aussi prévoir la mise en place des facteurs propres à la localisation de l’entreprise qui exprimera le désir d’investir, de créer des emplois et de développer ses activités. Ensuite les décideurs doivent s’attaquer aux causes profondes de l’échec des politiques qui rode le climat d’investissement, il faut combattre la corruption. Sur tous ces fléaux, nous allons nous attaquer pour essayer d’avoir une économie saine… »

Poursuivant, il dira que le parti ne compte pas s’attaquer à tous les problèmes en même temps. Mais, dira-t-il, il serait nécessaire d’instaurer la confiance du peuple à son gouvernement pour que la crédibilité des instances républicaines puisse être rétablie.

« Le Parti pour la Réconciliation Nationale(PRN), s’engage résolument dans une dynamique de réformes institutionnelles et économiques en adoptant une stratégie politique en vue d’améliorer l’attractivité de l’investissement. Il faut impérativement mettre en place des mesures incitatives au développement pour conduire les affaires du pays avec beaucoup dextérité en luttant contre la corruption et toutes formes d’économies de rente, ce paradigme de gouvernance nous est obligatoire, c’est ce qui nous permettra de créer des emplois. Ensuite, nous devons nous attaquer aux causes profondes de l’échec des politiques qui gangrènent notre société. Nous n’allons pas nous attaquer à tous les problèmes en même temps, mais il serait nécessaire d’instaurer la confiance du peuple à son gouvernement pour que la crédibilité des instances républicaines puisse être rétablie. Nous devons avoir en mémoire que l’amélioration du système d’investissement est un processus et non une action ponctuelle qui consiste à poser des actes sans aucune poursuite pour pouvoir relever les failles du système. Notre pays, la Guinée, vient de finir les différentes « élections »émaillées de blessés et de morts des innocents, il y a lieu de s’arrêter et méditer sur notre devenir et celui du pays. L’ethnocentrisme est une arme de grande destruction. Il est plus facile d’arrêter une guerre mondiale qu’une guerre civile, et la plaie se cicatrise difficilement, nous sommes condamnés de vivre ensemble quelque soit ce qu’on reproche à l’autre », conclut-il.

Youssouf Keita

Laisser un Commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.