Lansana Kouyaté à propos du dialogue : ‘’le PEDN n’ira pas parce qu’il ne sert à rien’’

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Dans l’émission « Sans concession » de Guinéenews ce mardi, 8 juin 2021, l’ancien Premier ministre et président du Parti de l’Espoir pour le Développement National (PEDN), Lansana Kouyaté s’est prononcé sur plusieurs sujets d’intérêt national dont le dialogue politique et social qu’est sur toutes les lèvres actuellement dans la cité.

A l’en croire, il y a un fossé de confiance entre le chef de l’Etat et les partis de l’opposition. « On doit comprendre qu’il n’y a pas de dialogue sans prémisse de dialogue. C’est le climat qui est créé avant le dialogue qui facilite le dialogue. Il ne faut pas oublier qu’il y a un fossé de confiance entre le chef de l’Etat et les partis de l’opposition. Il y a eu plusieurs dialogues, les religieux sont venus, des Premiers ministres se sont essayés, des ministres aussi. Une fois sous pression, j’ai quitté Paris pour aller en Guinée rien que pour 24 heures pour un dialogue. Jean-Marie Doré était dans l’opposition à l’époque, on a abouti à des conclusions qui pouvaient éviter à la Guinée la situation dans laquelle elle se trouve aujourd’hui. Mais quand après le dialogue, quand vous entendez dire que nous, on n’est pas engagé, moi je ne suis pas concerné, ce n’est pas moi qui ai signé alors que c’est lui qui représentait le chef de l’Etat. Comment voulez-vous qu’on parte au dialogue dont on sait d’avance que c’est pour peut-être avoir du temps, pour que les choses se calment et qu’on passe à autres choses. Je crois que la magie dont on utilise très souvent finit par s’abîmer », dira-t-il.

Poursuivant, il a tenu à préciser que « Le PEDN n’ira pas à ce dialogue. Parce qu’il ne sert à rien. Il y a eu des dialogues, je croyais être positif à des moments donnés. Aujourd’hui, on n’élit pas les chefs de quartiers. Cela a été fait lors d’un dialogue qui a décidé de cela parce que tout simplement il y a eu, je ne sais pas quel genre de mouche à piquer (…) Les chefs de quartiers sont les premiers à être en contact avec les populations. Mais, on dit non, celui qui gagne la mairie, désigne les chefs de quartier. Ce n’est pas par envie de boycott et de division, c’est par envie de dire la vérité et que la Guinée une fois pour toute, tourne la page mais on ne tourne une page comme le disait l’autre qu’après l’avoir lue. Nous sommes allés à plusieurs dialogues qui ont donné l’inverse de ce qu’on pensait », dénonce-t-il.

Youssouf           

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