L’Association des élèves et étudiants menace : ‘’si le prochain président ne prend pas en compte nos problèmes, il risque…’’

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L’Association des Élèves, Étudiants et Diplômés pour le Développement, en abrégé (AED-Guinée), a organisé ce mercredi 7 octobre 2020, une conférence de presse à la maison commune aux journalistes, à Kipé Dadya dans la commune de Ratoma. En toile de fond, rappeler les maux dont souffrent l’élève et l’étudiant guinéens. Pour eux, “l’heure n’est plus à reculons, et à l’hésitation”. L’heure est pour eux de dire aujourd’hui à qui veut l’entendre ‘’Nous existons, que nous avons des problèmes qui doivent être écoutés et des solutions doivent être trouvées’’.

D’entrée, le président de l’association Diawara Mouloukou Souleymane a rappelé les objectifs de l’organisation.

« Premièrement, c’est la défense de l’intérêt moral de l’élève et l’étudiant. Deuxièmement, c’est la problématique de l’esprit de non-violence en milieux scolaire et universitaire. Et troisièmement, c’est de promulguer la culture de l’excellence dans le milieu scolaire et universitaire à travers des formations », précise-t-il.

Poursuivant, « Il y a beaucoup qui ne savent pas que nous existons, parce que la République a tout fait, pour mettre au plus bas niveau tout ce qui est mouvement d’étudiants. Aujourd’hui nous en voulons à la République qui a tout fait pour amener les élèves et étudiants au silence, à les museler pour ne pas qu’il y ait de protestation. » 

Pour M. Diawara, « La Guinée est le seul pays d’Afrique de l’ouest qui n’a pas de résidence universitaire, qui n’a pas de système de transport par bus des étudiants à un tarif moindre, de bibliothèque numérique. Et plus loin quand je parle de connexion haut débit ça risque d’enflammer les choses. Nous avons tellement de problèmes, dès fois quand nous nous retrouvons avec les autres camarades, nous ne savons pas par où commencer », a-t-il déploré en faisant une étude comparative par rapport aux pays de la sous-région.

Pour finir, « Aujourd’hui nous nous sommes dit avec 14,9% d’élèves et d’étudiants qui sont dans le fichier électoral, il faut inéluctablement prendre en compte nos différents problèmes… 2020 n’est pas 2010, 2020 les populations évoluent, 2020 les élèves et étudiants veulent changer, nous allons nous organiser. Entre les 12 candidats, il y a 1 qui viendra forcément gérer ce pays pour 2020-2026. Nous attirons son attention aujourd’hui, s’il ne prend pas en compte nos problèmes, il risque de ne pas être tranquille », conclut-il.

Mamadou Yaya Barry

 

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