Le gouverneur de N’zérékoré sur les violences survenues à Koyamah : ‘’tous les coupables seront condamnés’’

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Au cours d’un point de presse qu’il a animé ce week-end dans la salle de conférence du gouvernorat, le gouverneur de région s’est prononcé sur plusieurs points dont les violences survenues dans la sous-préfecture de Koyamah, la Consolidation de la paix dans la région, la situation de la Covid-19 mais aussi les divergences entre les conseillers communaux à Yomou.

Tout d’abord, le général de police est revenu sur le récent pacte signé entre Konia et Pkélé les semaines passées à N’zérékoré. « Personnellement, nous nous sommes rendus compte que les jeunes ne connaissent pas l’histoire de leur ville et de leur communauté. Or, un adage mandingue dit qu’il vaut mieux se connaître que de connaître le cheval. En dehors de nos jeunes, beaucoup de nos sages ne connaissent pas leur histoire. Parce-que si les uns et les autres connaissent leur histoire, l’histoire de leur famille et l’histoire de leur communauté, il ne pouvait pas y avoir de problème. N’zérékoré est une ville hospitalière depuis les siècles et les différentes communautés vivent ensemble. J’ai dit dans mes différentes adresses que chacun de nous vient de quelque part. Mais il y a toujours un premier qui arrive et qui reçoit les autres. Çà, c’est un fait historique qu’on ne peut pas nier. Mais aujourd’hui, force a été de constater que les gens ne se respectent pas. Nous avions dit que la famille fondatrice doit être respectée par tout le monde. Elle aussi à l’obligation de retour du respect à tout le monde », a enseigné le gouverneur de région qui s’est réjouit de cet pacte pour une paix définitive dans la région.

Dans la sous-préfecture de Koyamah, préfecture de Macenta, tout récemment, un conflit communautaire à cause  d’un bas- fonds agricole a fait 4 morts, plusieurs blessés et d’importants dégâts matériels.

Pour le gouverneur de région, tous les coupables de ces violences seront situés sur les sorts par la justice. « Vous aviez suivi à un moment qu’il y a eu des problèmes à Koyamah. Quand les problèmes de Koyamah ont éclatés, j’étais à Beyla. C’est à partir de là-bas que j’ai donné l’instruction de l’envoi des services de sécurité de la défense. Heureusement, nous avions été très prompts, ce qui a limité les dégâts. Mais le lendemain, nous nous sommes rendus sur les lieux. Ce qui s’est passé c’était une véritable honte. Dès que nous sommes arrivés, on a réuni toutes les parties dans une salle. Nous leurs avions dit qu’est-ce qui s’est passé ? Pourquoi vous vous entre tuer ? Pour quelle raison ? Ils ont donné des explications. A l’issue des explications, eux mêmes se sont posés la question pourquoi ça ? Eux-mêmes ont dit que depuis que Koyamah est koyamah il n’y a jamais eu d’affrontements entre Toma et Manian. Ils ont toujours vécus ensemble dans le respect mutuel. Les gens ont regretté ce qui s’est passé. Des boutiques vandalisées, des maisons incendiées, 4 morts, des agents de forces de sécurité qui ont reçus de blonds de calibre 12 dans leur corps. Eux-mêmes ont regretté leurs actes parce qu’on leur a pas fait cadeau. Ensemble, ils se sont mobilisés Toma et Manian pour enterrer les quatre corps. Ils étaient tous le Manian les quatre corps. Mais nous leur avions dit qu’au delà des excuses qui ont été acceptées, les auteurs de ces crimes seront tous jugés. Et c’est ce qui est en cours. Les interpellations sont toujours en cours et tous les auteurs de ces actes criminels seront jugés par le tribunal. L’impunité est finie en forêt. Quiconque commet un acte répréhensible va répondre ces actes devant le tribunal », a averti le gouverneur de région.

Amara Souza Soumaoro, Correspondant à N’zérékoré

 

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