Le Mali se retire de l’organisation régionale G5 Sahel

Kenya's Ambassador to the U.N. Martin Kimani, from Kenya, left, leads a United Nations Security Council mission meeting with Transition President Col. Assimi Goita, right, in Bamako, Mali, Sunday Oct. 24, 2021. The mission that is visiting Mali this weekend to assess the security situation is urging Mali's authorities to set elections for February 2022 to meet agreements reached with a West African regional bloc after a coup last year. (AP Photo/Harandane Diko)
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Le Mali a annoncé dimanche soir son retrait du G5 Sahel et de sa force militaire antijihadiste pour protester contre le refus qui lui est opposé d’assurer la présidence de cette organisation régionale formée avec la Mauritanie, le Tchad, le Burkina et le Niger, dans un communiqué.

« Le gouvernement du Mali décide de se retirer de tous les organes et instances du G5 Sahel, y compris la Force conjointe » antijihadiste, indique ce communiqué. Le G5 Sahel a été créé en 2014 et sa force antijihadiste lancée en 2017. Une conférence des chefs d’Etats du G5 Sahel prévue en février 2022 à Bamako devait « consacrer le début de la présidence malienne du G5 » mais « près d’un trimestre après le terme indiqué » cette réunion « ne s’est toujours pas tenue », dit ce communiqué. Bamako « rejette fermement l’argument d’un Etat membre du G5 Sahel qui avance la situation politique interne nationale pour s’opposer à l’exercice par le Mali de la présidence du G5 Sahel », sans citer cet Etat.

Selon le gouvernement malien, « l’opposition de certains Etats du G5 Sahel à la présidence du Mali est liée aux manoeuvres d’un Etat extra-régional visant désespéramment à isoler le Mali », sans également préciser ce dernier Etat. Les relations entre le Mali et les pays européens, à commencer par la France, se sont largement dégradées ces derniers mois.

Le Mali est depuis le 9 janvier ciblé à une série de mesures économiques et diplomatiques des Etats ouest-africains pour sanctionner l’intention de la junte de se maintenir au pouvoir encore plusieurs années, après deux putschs en août 2020 puis en mai 2021. Outre le Mali et le Burkina, le G5 Sahel, composé d’environ 5.000 militaires, est formé de la Mauritanie, du Tchad et du Niger.

Belga

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