Le Ministère de la Sécurité relève des incohérences dans le rapport d’Amnesty International

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Face à la presse hier, le ministre de la sécurité et de la protection civile a relevé des manquements dans le rapport d’Amnesty International sur les violences en Guinée. Lisez !

C’est avec un grand étonnement que le Ministère de la Sécurité et de la Protection Civile de la République de Guinée a pris connaissance de l’article intitulé « En Guinée, la dérive autoritaire d’Alpha Condé » paru sur le site du quotidien La Croix. Cet article, faisant essentiellement référence aux affirmations de Monsieur Fabien Offner d’Amnesty International, impute en effet aux autorités guinéenne une dérive anti-démocratique et violente contre l’opposition.

Cette approche arbitraire ne fait malheureusement que confirmer la légèreté avec laquelle l’actualité guinéenne est généralement abordée par des personnes qui, la plupart du temps ne mettent jamais les pieds dans notre pays.

Dans le cadre de cet article justement, La Croix s’appuie sur le témoignage d’un représentant d’une ONG, qui s’est spécialisée dans le dénigrement systématique de la Guinée et qui, elle-même, utilise comme source d’informations des organisations locales, dont l’ancrage politique est clairement avéré. Il en résulte une approche sélective de la situation qui se résume à diaboliser à tout prix le gouvernement guinéen et à « oublier » les graves exactions dont se rend coupable l’opposition.

Pour preuve, Monsieur Offner s’est trouvé confondu par un média guinéen qui, lui, sait pertinemment ce qui se passe[1] en Guinée. A la question du journaliste guinéen de savoir pourquoi Amnetsy International n’avait pas évoqué le cas des gendarmes et militaires assassinés par des militants de l’opposition, ce chercheur a répondu « Nous n’avons pas recueilli d’informations sur l’identité des agents des forces de défense et de sécurité tués, ni sur la façon dont ils l’ont été. Si vous avez un lien qui revient sur ce drame, cela nous intéresse. ».

De fait, qu’il s’agisse de ces quatre militaires et gendarmes massacrés alors qu’ils ne faisaient qu’escorter un train minéralier (que les assaillants ont d’ailleurs fait dérailler) ; que ce soit ce policier qui veillait au maintien de l’ordre sans arme, comme cela lui est exigé, qui s’est fait lyncher à mort, toujours par des militants de l’UFDG ; que ce soient les innocents citoyens abattus au fusil de chasse ; les habitations privées incendiées, les infrastructures publiques saccagées, les personnes interpellées avec des armes de guerre, des grenades, des uniformes militaires et des armes blanches, ni la rédaction du journal ni son consultant n’en ont jamais entendu parler. Même par média interposé. Ces actes ont pourtant été largement rapportés et commentés dans la presse nationale et internationale.

De même, l’article induit l’idée qu’aucune justice ne serait envisagée contre les violences postélectorales. Cette affirmation gratuite omet volontairement que le Président de la république a publiquement déclaré que « Il est important qu’il n’y ait plus d’impunité, que ce soit du côté des partis politiques ou des forces de l’ordre »[2].

Il n’est pas non plus fait mention qu’en date du 31 octobre dernier, le Procureur de la république a animé un point de presse où il a clairement annoncé les enquêtes et l’évolution des procédures judiciaires pour faire la lumière sur les violences post électorales[3]. A cette occasion, le Procureur a même diffusé un numéro de téléphone à la disposition des témoins qui voudraient apporter leur contribution aux enquêtes en cours.

Enfin, s’agissant d’arrestations prétendues ciblées, Amnesty International méconnait royalement le fait que tous les actes actuellement posés par les services judiciaires le sont sous le couvert d’une commission rogatoire régulièrement émise le 14 octobre 2020 par le Doyen des juges d’instructions.

En tout état de cause, les autorités guinéennes en charge de la Sécurité et de la Justice continueront leur travail sans se laisser distraire par les clichés que ne cessent de reproduire certains médias lorsqu’il s’agit de parler de la Guinée. Tous les auteurs de crimes et autres exactions seront poursuivis qu’il s’agisse de civils ou d’agent de forces de l’ordre.

Si d’aventure, le quotidien La croix ou tout autre média étranger souhaite aller au-delà de la vision figée et biaisée de certains prétendus défenseurs des droits de l’homme, nous sommes prêts à accueillir tout journaliste désireux de véritablement faire la lumière sur la violence politique en République de Guinée.

Nous devons au moins cela aux nombreuses victimes innocentes qui valent mieux que l’exploitation politique et médiatique qui est faite de leurs malheurs.

Le Ministère de la Sécurité et de la Protection Civile de la République de Guinée


[1] https://www.guinee7.com/exclusif-crise-post-electorale-les-precisions-de-fabien-offner-sur-le-rapport-damnesty-international-sur-la-guinee/

[2] https://www.rfi.fr/fr/podcasts/20201114-alpha-cond-il-n-y-a-pas-chasse-sorci%C3%A8res-en-guin%C3%A9e

[3] https://www.guineenews.org/violences-post-scrutin-la-medecine-legale-travaille-sur-20-corps-au-moins-325-interpellees-procureur/

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