Le ministre de la Justice visite les maisons d’arrêt : ‘’l’échange va être par groupe, pas par individu’’ (Sékou Keita)

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Contrairement à ce qu’a annoncé Me Paul Yomba Kourouma, avocat du commandant Aboubacar Toumba Diakité, ancien-aide de camp de l’ex-chef de la junte Moussa Dadis Camara- les échanges avec le ministre de la Justice Me Mory Doumbouya dans les maisons d’arrêt du pays seront par groupe et non par individu. C’est Sékou Keita, conseiller en communication et porte-parole du Ministère de la Justice, garde des Sceaux qui l’a dit lundi à Mediaguinee.

« Le ministre de la Justice a décidé d’aller s’enquérir sur le terrain des conditions de détention de l’ensemble des détenus pour sa politique d’administration pénitentiaire. Donc tous ceux qui vont manifester le désir d’être reçus pour poser des questions administratives ou des questions judiciaires, il est prêt à les accueillir. C’est pourquoi je rajoute qu’il a informé officiellement l’Ordre des avocats pour dire que toute personne, tout client ou tout détenu qui se trouve à la maison centrale et dont l’avocat désire poser des actes directement là-bas, il est prêt à le faire. C’est pourquoi, tous les détenus y compris Toumba Diakité [ancien aide de camp de l’ancien chef de la junte Moussa Dadis Camara] ou autres, si leurs avocats manifestent l’intérêt d’échanger avec lui, l’échange va être par groupe, pas par individu, c’est-à-dire les mineurs vont être reçus, les femmes vont être reçues, les adultes maintenant vont être reçus. C’est une décision qui n’a aucune connotation ou caractère personnel. Ça n’a qu’un caractère général et impersonnel », précise M. Keita.

Cette visite du nouveau ministre, souligne-t-il, « commence demain par la Maison centrale de Conakry, c’est l’ensemble des maisons d’arrêt du pays qui sont concernées. C’est une politique continue pour qu’il (ministre) puisse prendre une décision pour bien gérer une maison d’arrêt. Est-ce qu’il n’y a pas surpeuplement ? C’est dans ça que le patron (ministre) va pouvoir mener sa nouvelle politique de l’administration pénitentiaire ».

Elisa CAMARA

 

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