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Le ministre français de l’Intérieur à Conakry, le 20 mai : les expulsions de Guinéens en situation irrégulière au menu

La République française est désormais bien décidée à se libérer des ressortissants guinéens (sans-papiers) qui sont deuxièmes demandeurs d’asile en France après les Afghans.

Selon une source généralement bien informée, le ministre français de l’intérieur Christophe Castaner est attendu en Guinée le 20 mai prochain.  Au cours de son voyage de 24h à Conakry, Castaner qui aura des échanges de haut niveau avec les autorités guinéennes sera accompagné d’une dizaine de personnes.

Au menu de cette visite longtemps annoncée, le retour des Guinéens en situation irrégulière sera largement débattu.

Pour le journal Le Monde, le ministre de l’intérieur, Christophe Castaner, a prévu de se rendre en Guinée pour ‘‘souligner’’ la ‘‘bonne entente’’ entre son pays et la Guinée dans le cadre d’expulsions de Guinéens en situation irrégulière en France.

En 2015, fait noter Le Monde, les Guinéens n’étaient même pas dans le top dix des nationalités arrivant en Europe par la route migratoire. Aujourd’hui, les ressortissants de Guinée sont parmi les premiers contingents à entrer sur le continent par la Méditerranée occidentale et centrale.

« En 2018, les citoyens de cet Etat d’Afrique de l’Ouest, ancienne colonie française, se sont même hissés au deuxième rang de la demande d’asile en France, derrière l’Afghanistan, avec 8 433 demandes de protection. Les Guinéens représentent aussi la première nationalité parmi les mineurs non accompagnés, soit près du tiers d’entre eux, avec 5 227 mesures de protection en 2018 », écrit le quotidien français.

En France, cette communauté pèse encore peu, avec 45 000 ressortissants détenteurs de titres de séjour. Mais c’est désormais « la première nationalité détectée aux frontières terrestres », rapporte la commissaire Audrey Roux, chef du pôle national d’analyse migratoire à la direction centrale de la police aux frontières, citée par Le Monde. Ajoutant que le Ministère de l’intérieur considère qu’il s’agit là d’une migration essentiellement économique alors que les deux tiers des 12,5 millions de Guinéens vivent dans la pauvreté.

Pour contrer ce flux migratoire, indique le quotidien, la France est porteuse de l’initiative pour « construire un projet de coopération » entre l’Union européenne et la Guinée, pour œuvrer à la numérisation d’un état civil biométrique, lutter contre la fraude documentaire et les réseaux de passeurs. Précisant que le Ministère de l’Intérieur compte s’appuyer sur le Fonds fiduciaire d’urgence pour l’Afrique.

Noumoukè S.

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