Le ministre Ousmane Gaoual au quatuor : « il ne revient pas au gouvernement de demander la libération des prisonniers… »

Le ministre porte-parole du gouvernement de la transition était le principal invité de nos confrères d’Espace dans l’émission ‘’Les Grandes Gueules’’ de ce lundi 21 novembre 2022. A cette occasion, Ousmane Gaoual Diallo s’est prononcé sur les conditions posées par les leaders du quatuor (ANAD, RPG Arc-En-Ciel, la CORED et le FNDC politique) avant leur participation au cadre de dialogue dont l’ouverture est prévue pour le jeudi prochain.

Parmi elles (préalables) figure la libération des prisonniers qui, ne peut en aucun cas enfreindre à la tenue dudit dialogue à en croire le patron du département des Postes, Télécommunications et de l’Economie Numérique.

La libération des prisonniers politiques et le retour paisible des dirigeants politiques en exil ; L’arrêt immédiat des poursuites judiciaires contre les responsables politiques et de la Société civile ; La levée de l’interdiction de manifester ou encore  l’annulation de l’Arrêté portant dissolution du FNDC sont entre autres conditions préalables du quatuor adressées au Premier ministre, Dr Bernard Goumou, avant une quelconque participation au dialogue inclusif.

La dessus, le ministre porte-parole du gouvernement pense que toutes ces questions peuvent être discutées autour de la table.

« On peut sortir du dialogue sans être d’accord surtout. On peut également être d’accord sur un certain nombre de facteurs et avancer afin de maintenir les désaccords sans que le fil du dialogue ne soit rompu. Il faut également noter que ce n’est pas autour du dialogue qu’on va régler tous les problèmes du pays. Il y a des aspects sur lesquels on peut s’entendre pour avancer et s’entendre aussi sur les méthodes pour la suite parce que c’est nécessaire », a indiqué le ministre Gaoual, avant de rassurer que des échanges seront poursuivis  pendant toute la durée de la transition.

Poursuivant, le ministre des Poste de Télécommunications a estimé que si chacun, dès l’entame, commence à poser des conditions, qu’il serait difficile d’aboutir à l’objectif, puisque d’autres en ont également des conditions. C’est pourquoi, il a fait savoir qu’en 2010, Alpha Condé était interdit d’être candidat en Guinée, par le fait de ses anciennes condamnations au temps de Sékou Touré et Lansana Conté. Et d’ailleurs, qu’il n’était non plus éligible du fait de son âge.

« Le RPG connaissait tout ça mais ils sont venus au dialogue et c’est grâce à ces échanges qu’on a pu enlever ces barrières pour lui permettre d’être candidat. S’il avait dit je ne viens pas tant que cela n’est pas levé, ça n’aurait pas le même résultat que lorsque je viens on pose la question et on trouve solution ensemble », a-t-il rappelé avant de demander aux leaders du quatuor de venir autour de la table, posez le problème, puisqu’il  «  ne revient pas au gouvernement de se lever pour demander à ce qu’on libère tout le monde avant la tenue de ce dialogue».

Selon le ministre Gaoual, le refus du quatuor à aller à ce dialogue est un deux poids deux mesures !La partie de garantie, d’impunité, ou d’abandon de poursuite que réclament ces leaders reste et demeure un problème qui s’adresse à la société. Ce sont des responsables des partis politiques qui, indique Ousmane Gaoual, toutes ces années, sont en train de condamner l’immixtion de l’exécutif sur le judiciaire. 

« J’étais là en tant que porte-parole et nous avons combattu ça. Nous nous retrouvons pour dire à l’exécutif d’ordonner à ce qu’on arrête le judiciaire. Qu’est-ce qu’on veut pour notre société ? Ensuite, on demande des comptes aux gens alors que personne n’est condamné à priori. Après tout, on est en train de dire de ne pas demander les comptes aux gens. Qu’il faut même arrêter de poursuivre les gens pour qu’on puisse venir parler. Il faut savoir que cette question est à l’opinion mais pas simplement au Gouvernement. Parce que je ne crois pas si c’est même en conformité avec les objectifs qu’eux-mêmes sont en train de poursuivre dans leurs organisations politiques. Il faut poser la question, celle de savoir ce qu’on veut réellement ? », s’est-il interrogé.

Le ministre a enfin tenu à rassurer que ce dialogue va effectivement s’ouvrir le 24 prochain. Puisque selon lui,  tous les travaux sont en cours et les démarches sont en train d’être menées pour toujours continuer à les persuader, histoire pour eux de prendre part à ce rendez-vous tant attendu. 

Sâa Robert KOUNDOUNO

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