Le préfet de Siguiri après son limogeage : « l’élève [coiffé] était à l’aise et nous a remercié »

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Interrogé ce lundi 20 juin dans l’émission les Grandes Gueules de Espace TV pour donner sa version des faits suite à ses agissements dans la salle d’examen, colonel Douramoudou Kéita, le préfet limogé de Siguiri a donné une toute autre version que celle apparaissant dans les vidéos sur les réseaux sociaux. Selon lui, l’élève pour éviter de se faire couper les cheveux, aurait d’abord menacé de sortir de la salle d’examen.

« En ce qui concerne ce qui s’est passé entre l’élève et moi, quand je suis rentré en classe, j’ai trouvé l’enfant qui était assis devant avec des tignasses, avec des rastas. On dit «ah monsieur le préfet, c’est vous qui recevez les gens comme ça et vous savez ce que le Président fait à cœur, il est en train de se battre pour l’éducation des enfants ». Nous on a été assermenté et le serment, tout est dedans. Non seulement travailler dans la transparence, mais aussi éduquer. Et je me suis dit regardez, si les délégués du ministère qui sont venus, quand ils passent et ils voient ça, ils vont dire Siguiri il y a toujours des choses comme ça ici. Donc je dis maintenant qu’est-ce qu’il faut faire? Il dit Monsieur le préfet on va essayer de les coiffer. L’enfant dit carrément s’il s’agit de me coiffer, je préfère perdre le Bac, je vais sortir. Pour moi comme il m’a vu, l’enfant peut se décourager, mais l’enfant voulait continuer. J’ai dit viens ici «tu as le même âge que mon premier garçon. Je ne peux pas te voir détruire ton avenir… Si vous remarquez, les 10 premiers de la Guinée le président lui donne des bourses, tout ça là c’est pour votre éducation. Je dis bon à partir de l’instant T, il faut rejoindre la classe, il faut comprendre que tu es élève, tu ne dois pas être avec les rastas. Comprends-moi, on va enlever ça». Le petit a dit qu’il n’y a pas de problème monsieur le préfet avec tout le reste que je vous dois, enlevez». C’est là-bas j’ai pris le ciseau, je l’ai bien coiffé. Et l’enfant s’est retourné en classe il a composé. Le sujet était prêt déjà. Maintenant l’enfant revient, il s’est assis à sa place. Le lendemain tous les jeunes de Siguiri se sont coiffés. Ils ont dit eh le préfet il est trop exigeant, il va couper les rastas là. Tous ceux-ci là se sont coiffés le soir. Parce que j’ai dit après « je ne peux pas coiffer tous ceux qui sont ici mais demain je serai à la porte», a expliqué Douramoudou Kéita qui ajoute qu’après avoir coupé les cheveux de l’élève, ce dernier était plus à l’aise « j’ai coupé un peu seulement pour qu’arrivé à la maison, il va terminer le reste. L’enfant même était à l’aise et après il nous a remercié», a-t-il déclaré.

Maciré Camara

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