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Le président de l’association ICRA-N’ko soutient Nanfo Diaby : ‘’on ne condamne pas !’’ (vidéo)

C’est un véritable séisme au sein de très puissante communauté musulmane de Guinée. Au sortir d’une réunion tenue ce samedi au siège de l’association à Simbaya, dans la commune de Ratoma, le président Elhadj Bentou Bourama Kaba a rejeté toute idée de condamner l’attitude du Karamo Nanfo Ismaïla Diaby qui a dirigé la prière en maninka le jour de laylat al-Qadr à Kankan, 2è ville de la Guinée, située à plus de 500 km au nord-est de Conakry.

Ne soutenant pas l’idée qui dit que seule la langue arabe est autorisée, le premier responsable de cette organisation a confié à Mediaguinee que l’Imam en question –interdit d’activités religieuses par la ligue islamique régionale- ne sera pas sanctionné par son Association. Ajoutant que Karamo Nanfo n’est pas le premier cas depuis l’apparition de cette écriture inventée par le Guinéen Solomana Kanté en 1949 à Bingerville, en Côte d’Ivoire.

« On ne peut pas faire une condamnation, si on dit condamnation, cela veut dire que c’est quelque chose qui n’est pas normal. On ne peut pas condamner, c’est le temps qui va gérer ce qu’on fait aujourd’hui comme problème. Parce que, si on dit qu’on va faire la condamnation, on n’aura pas la condamnation dans le Coran ni le hadith. On fait pour que tout le monde soit ensemble en priant, c’est le seul argument. Ce n’est pas condamné, tout ce qu’il a dit que ça soit le Coran ou hadith, il n’y a aucune phase qui l’a condamné. Dieu même n’a pas parlé de ça. Dire que c’est le langage de Dieu, cela veut que si vous ne comprenez pas, vous ne pouvez pas prier. Il a envoyé le message pour que les gens comprennent, si toi tu ne comprends pas, tu peux prier ?  Si tu pries Dieu dans ta langue, il va comprendre », dit-il.

En restant droit dans ses bottes, le président de l’association n’ko a indiqué que la langue arabe a été autorisée pour créer l’Union entre les musulmans. Mais, selon lui, il n’y a rien de mal de prier dans sa propre langue.

« La langue arabe a été acceptée pour que les gens soient unis. Le messager lui-même n’a pas condamné, ça été fait devant lui. C’est après lui, au temps de Oumar que les musulmans se sont réunis pour dire de prier dans une seule langue. Ce n’est pas mal de prier dans une autre langue, ça été fait pour qu’on soit ensemble et c’est la seule cause. C’est un consensus pour qu’on soit ensemble. Quand moi je quitte ici, je parle Malinké, je fais prier les gens en Malinké, si je vais à Labé ça va être difficile de faire prier les gens là-bas. C’est le consensus-là qui fait que tout le monde prie même s’ils ne savent pas ce qu’ils sont en train de dire à Dieu. Parce que, si tu vas dans une mosquée, s’il y a cent personnes qui prient, peut-être il y a cinq ou quatre qui comprennent ce que l’Imam a dit ».

Plus loin, il a annoncé qu’une assemblée générale est prévue dans les prochains jours avec tous les responsables de l’Académie à travers le pays. Elhadj Kaba affirme déjà que la décision de sanctionner le concerné ne sera pas possible.

 » On ne peut pas le sanctionner parce que ça vient de nous, ça vient de n’ko. Avant les gens ne priaient pas en Malinké, l’association ne peut pas condamner. Il y a des gens dans l’association qui ne prient pas, il y a des féticheurs et il y a des musulmans, ils sont tous nos membres. Chacun est libre de faire ce qu’il veut faire. On a enseigné les gens, le reste n’est pas notre problème », a-t-il conclu.

Mohamed Cissé

 

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1 Comment

1 Comment

  1. Sylla

    16 juin 2019 at 1 h 40 min

    Merci Mansakè.
    J’invite le gouvernement à encourager les Guinéens à prier dans une langue nationale que nous aurons choisit.
    Vive la prière dans nos langues. A bas l’arabe satanique.

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