Le syndicat des commercants de Guinée à Doumbouya : « au lieu de casser, il faut créer une nouvelle capitale »

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Au cours d’une conférence de presse tenue ce jeudi 19 mai, le secrétaire général du syndicat des commerçants de Guinée (SCG) a invité le président de la transition, le Colonel Mamadi Doumbouya, à surseoir aux déguerpissements en cours à travers le pays.

Au lieu de casser ce qui est là, il faut protéger d’abord ce qui est là. Si on avance, on va revenir là-dessus mais pour le moment, on a besoin de créer une deuxième capitale pour en faire une capitale moderne et ça va créer de l’emploi »,


« Voilà, la maladie est venue frapper tout le monde et la population est pauvre. Il n’y a pas d’emplois. Même si on doit le faire (déguerpissement), le moment n’est pas bien indiqué avec son gouvernement. Pour le moment, c’est une doléance que je demande. Au lieu de casser ce qui est là, il faut protéger d’abord ce qui est là. Si on avance, on va revenir là-dessus mais pour le moment, on a besoin de créer une deuxième capitale pour faire une capitale moderne de nom et ça va créer de l’emploi », a plaidé Elhadj Ibrahima Diallo, secrétaire général du syndicat des commerçants de Guinée.

Parlant spécifiquement de la réconciliation des Guinéens, il a proposé quelques pistes de solutions.

Selon lui, pour que la Guinée avance, il faut qu’il y ait l’entente entre les guinéens. « En tant que citoyen, en tant que commerçant, je dois contribuer pour que la Guinée se développe. Mais s’il n’y a pas d’entente, nous n’irons nulle part. Donc moi mon problème d’abord, c’est la Guinée. Je pense à moi mais je pense à tout le monde, surtout à la Guinée. Nous, nous n’avons pas de problème, nous la population. Ce sont les politiciens qui nous divisent pour régner. Il faut faire très attention à ça. Il faut réconcilier les gens, il faut aimer les gens. J’ai été voir monsieur Dansa Kourouma, je l’ai expliqué mon programme. Pour la réconciliation, chacun a sa pensée, sans avoir la solution. Moi, ce que je dis à la population, c’est de faire à ce qu’il y ait la loi dans ce pays, la justice. S’il n’y a pas de justice, les gens ne sont pas sanctionnés pour leurs fautes, nous n’irons nulle part. Il faut aimer les autres, nous sommes tous des frères », a t-il indiqué.

Abordant le sujet d’éventuelles manifestations en Guinée, le secrétaire général dira qu’il n’est pas d’accord avec cette solution. « Les manifestations, moi je dis que je préfère le dialogue aux manifestations. Si aujourd’hui quelqu’un est chef, viens le voir et parle avec lui. Tu lui propose ce que tu as à proposer. Mais je suis contre tout ce qui va empêcher l’homme de vivre. Moi je n’aime pas qu’on ferme les boutiques, parce que les boutiques, on ne vit que de ça », a t’il avancé.

Christine Finda kamano
622716906

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