L’Egypte préférée à l’Afrique du Sud pour accueillir la CAN-2019

Après plus d’un mois de suspense, c’est finalement l’Egypte, grande habituée de la CAN, qui a été retenue mardi pour organiser dans moins de six mois, en remplacement du Cameroun, l’événement phare du football africain, pour la première édition à 24 équipes.

L’Egypte, qui a organisé sa dernière CAN (Coupe d’Afrique des nations) en 2006, et l’Afrique du Sud, organisatrice du Mondial 2010, étaient les deux seuls pays à s’être portés candidats, après le retrait le 30 novembre au Cameroun de l’édition 2019, en raison de retards dans sa préparation et du climat politique instable.

“Je suis heureux de vous annoncer que c’est l’Égypte qui va accueillir la CAN-2019” (15 juin au 13 juillet), a déclaré le président de la Confédération africaine de football (CAF), Ahmad Ahmad, à l’issue d’un vote du comité exécutif de la CAF, réuni dans la capitale sénégalaise.

“Je tiens à remercier les deux pays, ils sont venus à la rescousse de la CAF lorsqu’on a vu que l’évolution des travaux au Cameroun n’était pas au point”, a ajouté le président de la CAF.

Le Maroc, pourtant souvent cité comme un prétendant sérieux, n’a, à la surprise générale, pas fait acte de candidature.

Des membres de la délégation venue du Caire célébraient la décision en chantant et dansant.

“C’est une grande responsabilité. C’est beaucoup de travail, en seulement six mois”, a néanmoins reconnu le président de la fédération égyptienne, Hany Abo Rida, se disant ému par la “confiance” de ses pairs africains.

“Il y a de grands projets pour la sécurité. Je ne pense pas que nous aurons de problème”, a-t-il ajouté, interrogé sur le défi que représente en la matière l’organisation d’une telle compétition dans le pays, où les forces de sécurité sont confrontées à une vague de violences depuis l’arrivée au pouvoir en 2013 d’Abdel Fattah al-Sissi.

L’Egypte dispose de stades de grande capacité, de deux grands aéroports internationaux et d’un vaste parc hôtelier. La violence sporadique dans les stades reste toutefois un point d’interrogation majeur, tout comme les températures caniculaires de l’été égyptien, qui dépassent souvent les 35 degrés.

– Salah sacré ? –

“L’Egypte est prête. Nous avons les stades, les hôpitaux, les transports, les hôtels, et nous avons de bons joueurs. En plus, nous sommes un pays très sûr”, a également affirmé un membre du comité exécutif de la fédération égyptienne, Karam Kordy Abdel Fattah.

Après ce remplacement in extremis du Cameroun pour 2019, la CAF a décidé de décaler de deux ans le calendrier initialement prévu, en attribuant l’édition de 2021 à ce pays et celle de 2023 à la Côte d’Ivoire.

Lundi, la Guinée, qui devait à l’origine accueillir la compétition en 2023, a indiqué qu’elle “acceptait” de l’organiser en 2025.

Les dirigeants du football africain sont à Dakar à l’occasion de l’attribution, mardi soir, des CAF Awards 2018, les trophées récompensant les meilleurs joueurs, joueuses, équipes ou encore entraîneurs africains de l’année, où l’Egypte pourrait remporter une nouvelle victoire de prestige.

Chez les hommes, l’attaquant égyptien de Liverpool Mohamed Salah, déjà récompensé l’an dernier, part à nouveau favori, devant son coéquipier sénégalais Sadio Mané et un autre buteur du championnat anglais, le Gabonais Pierre-Emerick Aubameyang (Arsenal).

Les dirigeants de la CAF n’ont pas indiqué les raisons pour lesquelles l’Egypte a été préférée à l’Afrique du Sud, qui dispose également de bonnes infrastructures et de l’expérience des grands événements sportifs.

Mais l’insécurité galopante dans le pays et le manque d’engouement du public pour une équipe nationale en manque de résultats ne plaidaient pas pour le dossier sud-africain.

AFP

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