Les avocats de Dadis échangent avec Wright: « nous attendons ce qui va se passer les jours à venir » (Me Pépé Lamah)

À 9 jours de l’ouverture du procès du massacre du 28 septembre 2009, le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme a reçu cet après-midi de ce lundi 19 septembre les avocats constitués pour défendre l’ancien chef de la junte au moment des faits, en l’occurrence, Moussa Dadis Camara. Ce dernier, selon son avocat, souhaite à travers ce procès se blanchir contre toutes les affabulations, contre toutes les accusations gratuites, contre toutes les campagnes de dénigrement, de calomnie dont il a été victime depuis plus de dix ans.

Durant une trentaine de minutes, les échangés ont tourné autour des modalités pratiques de l’organisation du procès du 28 septembre notamment, le retour au pays du capitaine Moussa Dadis Camara. Son séjour, sa sécurité  et tout ce qui est lié à sa vie pendant le procès du 28 septembre. Il a été aussi question de la sécurité des acteurs de la justice qui seront impliqués dans le cadre de la gestion dans ce dossier, nous apprend-on. 

Au sortir de l’audience avec le ministre Alphonse Charles Wright, Me Pépé Antoine Lamah qui s’est exprimé au nom de ses pairs, a fait part de sa satisfaction. À l’en croire, sur les points cités ci-haut, ils ont obtenu des réponses satisfaisantes venant du ministre de la justice. «Nous sommes a priori rassurés que les choses vont se  tenir dans les bonnes conditions, nous attendons ce qui va se passer les jours à venir. Pour ce qui concerne le cas particulier  de notre client qui ne réside pas ici, d’ailleurs, indépendamment de sa volonté, nous avions été très heureux de relever la préoccupation », a-t-il précisé.

Plus loin, cet avocat de Dadis qui était récemment à Ouagadougou, dans la capitale du Burkina Faso fait savoir que son client réclame ce procès depuis plus d’une décennie. « Depuis douze(12) ans, le président Moussa Dadis Camara n’a cessé de réclamer la tenue de ce procès, depuis douze(12) ans, il n’a cessé de clamer haut et fort et partout son innocence et depuis douze(12) il revendique la tenue de ce procès. Alors si aujourd’hui, grâce à la volonté politique des autorités de la transition  ce procès se tient enfin, il ne peut que s’en réjouir car on lui livre l’occasion de bien vouloir donner sa part de vérité, on lui donne l’occasion de se blanchir contre toutes les affabulations, contre toutes les accusations gratuites, contre toutes les campagnes de dénigrement, de calomnie dont il a été victime depuis plus de dix(10) ans »

Mamadou Yaya Barry 

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