Les conducteurs de tricycles sur le tronçon Lambanyi-Madina au repos: ‘’les policiers nous fatiguent’’

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Ce jeudi 7 janvier 2021, les détenteurs de motos à trois roues ont tous décidé d’immobiliser leurs engins à Lambanyi signe de cessation de toute activité jusqu’à l’obtention de gain de cause. Tous accusent la police routière de verbalisation abusive.

« On a décidé aujourd’hui de rester immobiles parce que les policiers nous fatiguent, nous escroquent, ils nous arrêtent de manière abusive. Partout où on gare, ils nous interpellent. Quand ils prennent un conducteur, ils te verbalisent pour t’amener à la fourrière, de là on te dit de payer 220.000, 330.000 tandis que ce n’est pas ce que la loi a dit. En plus, ils ne te donnent pas de reçu qui prouve réellement que cette somme sera versée au trésor public. Ce qui nous a fait mal, même la journée d’hier mercredi les policiers ont pris plus d’une soixantaine de motos, chose qui nous a révoltés de plus », nous confie Alpha Oumar Bah conducteur de tricycle.

« C’est comme si ces policiers faisaient des tontines en nos noms, nos lieux d’arrêt sont parfois occupés par des voitures garées tout au long de la route. Ces policiers voient ça en longueur de journée sans rien dire. Il suffit seulement que l’un de nous vienne garer même à un pas du lieu de stationnement pour que nous nous retrouvions dans la pénalité. Nous travaillons pour eux, pourtant la plupart des conducteurs ne sont pas propriétaires. Donc nous avons des comptes à rendre. Jusqu’à nouvel ordre pas de tricycle et quand un de nous désobéit nous allons confisquer sa moto », conclu cet autre.

Selon les explications du syndicat des conducteurs d’engins à trois roues, la police joue son rôle. Pour lui, ce sont ces conducteurs qui sont souvent en infraction. Sékou Kaba Syndicat chargé de l’organisation des trois pneus sur l’axe Lambanyi – Madina.

« Aujourd’hui on a un problème, un sérieux problème. Nos chauffeurs sont venus, ils se plaignent de la tracasserie policière mais consciencieusement ils ont des problèmes. Le problème il n’est pas autorisé de circuler au beau milieu de la route mais eux ils le font. Au lieu d’accuser les policiers moi, je veux dire que nos conducteurs doivent faire une formation, c’est surtout ce qui leur manque, ils ne sont pas du tout formés. Mais moi, j’accuse ces personnes qui achètent des motos à trois roues et donnent à n’importe quel conducteur. Ils sont tout le temps entre les voitures. Du 23 décembre jusqu’hier mercredi, 19 VA ont été grattés par ces conducteurs. Nous allons nous comprendre parce que nous avons entamé une négociation. »

Force est de préciser que de nombreux usagers de ces tricycles étaient visibles en nombre ce matin au bord de la route. Ils étaient tous peinés. Ils disent que ces engins les soulagent dans la rareté de voiture à Conakry. Cette rupture s’est fait plutôt sentir.

Christine Finda KAMANO (stagiaire)

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