Les syndicalistes persistent et signent : ‘’la grève continue et la seule personne habilitée à lever le mot d’ordre reste Aboubacar Soumah’’

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Les syndicalistes auteurs du mot d’ordre de grève en cours dans le système éducatif n’attendent pas prendre du recule. Au sortir d’une audience hier mercredi avec le procureur près du TPI de Kaloum, les syndicalistes ont, par la voix de leur porte-parole Aboubacar Camara déclaré que la seule personne habilitée à lever leur mot d’ordre de grève reste et demeure Aboubacar Soumah.

‘’Nous nous battons pour l’amélioration des conditions de vie des enseignants et notre démarche s’inscrit dans la logique syndicale. Il n’y a rien de mal et le combat continue jusqu’à ce que les négociations se terminent. Ce matin la présidente du conseil économique et social a appelé M. Abass pour voir l’évolution des dossiers. Jusqu’à présent, il n’y a pas de contact entre nous et le ministre K au carré. Nous laissons chacun dire ce qu’il pense de nous, mais nous nous pensons que notre démarche s’inscrit dans la logique syndicale et le droit de grève est reconnu et garanti par la constitution. Nous sommes des syndicalistes mais ceux qui qualifient ça de sauvage, c’est leur façon de voir les choses. Nous sommes dans un Etat de droit et il n’y a rien de sauvage dans ça. En attendant la grève continue et la seule personne habilitée à lever le mot d’ordre de grève reste et demeure le camarade Aboubacar Soumah après la consultation de la base’’ précise-t-il.

Poursuivant, il a révélé que la vie du secrétaire général adjoint du SLECG (Aboubacar Soumah) est menacée. ‘’Sa vie est menacée parce qu’il serait victime de tentative d’arrestation quand nous étions dans le bureau du ministre. C’est pourquoi, nous l’avons placé en lieu sûr pour qu’il continue à négocier avec le gouvernement. Et nous avons dit aux enseignants de rester à la maison et observer le mot d’ordre de grève. Nous avons aussi dit aux parents d’élèves de confiner les enfants à la maison pour qu’il n’y ait pas de violences. Ceux qui viennent dans la rue, on regrette ces incidents mais ce n’est pas de notre volonté parce que nous sommes des enseignants et éducateurs. Et on ne peut pas inciter les gens à la révolte’’, a-t-il indiqué.

Yaya  Dramé

+224 628380576

 

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