Les victimes de la répression de juillet 85 accusent l’Etat de lui avoir refusé un fonds des Nations Unies : 32 millions dollars US  

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Au cours d’une conférence de presse qu’ils ont animée ce jeudi, 4 juillet à la Maison des journalistes à Kipé, à l’occasion du 34ème anniversaire de la répression sanglante du 4 juillet 1985, les victimes de cet événement tragique ont exigé du gouvernement actuel, l’ouverture d’un procès pour situer les responsabilités.

Dans une déclaration, ils ont indiqué qu’ils comptent ”lutter par tous les moyens légaux en vue de réclamer aux autorités de la troisième République notamment au chef de l’État, justice et réparation de tous les préjudices et non la vengeance”

Les membres de cette association de défense des victimes de la répression ont dit avoir mené plusieurs démarches auprès des autorités judiciaires et politiques pour une suite favorable mais en vain.

”Les victimes ne sont pas encore rétablies dans leur droit. Certes, il y a eu une ordonnance d’amnistie qui ordonne en même temps la restitution des biens mais, l’application n’a pas connu de progrès. Quelques éléments ont bénéficié de la restitution de biens, mais la grande majorité est encore derrière la restitution des biens. Nous avons contacté les autorités concernées à savoir la justice. Des jugements ont été rendus en dehors de l’application de l’ordonnance, nous sommes allés voir l’agent judiciaire de l’État qui, à son tour, a écrit à l’État pour que les bénéficiaires entrent en possession de leurs droits, mais nous n’avons pas obtenu gain de cause”, a déploré Elhadj Ibrahima Sory Dioumessy

Poursuivant, il soutient qu’en plus de cette situation de restitution de biens, les Nations-unies ont envoyé un fonds de consolidation de la paix pour les victimes. Et, ce fonds, certains pays de la sous-région en ont bénéficié, la Côte d’Ivoire, la Sierra Leone, le Liberia et la République de Guinée. Nous avons mené des enquêtes, tous ces pays ont remis à leurs ressortissants les montants alloués. En Guinée, nous avons déployé tous les efforts pour que le gouvernement remette ces fonds aux victimes, sans succès.  Nous sommes allés chez Mohamed Saïd Fofana qui était Premier ministre à l’époque avec tous les documents, parce que les Nations-unies nous ont dit que si le 1er mars 2019 passe, la Guinée ne peut plus disposer de ce montant. Et le montant est élevé, parce que c’est 32 millions de dollars américains”, a-t-il conclu.

Mohamed Cissé

 

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