Lettre au Président du CNT: « mes approches personnelles sur la transition politique dirigée par le CNRD » (Karifa Camara)

🔴Lettre à Dr Dansa Kourouma🔴Monsieur, le président du CNT, Conakry, République de Guinée                       

Objet : ‘’Approches personnelles sur la transition politique dirigée par le CNRD’’

                         Monsieur le président, c’est avec respect que j’adresse à votre haute autorité, le présent message à l’objet cité ci-dessus.            

           Monsieur le président, que votre haute autorité me permette de vous informer que j’ai des approches personnelles à vous présenter sur la gestion du pays pendant la période de la transition politique et sur la refondation de l’État, afin de pouvoir instaurer dans notre pays la stabilité politique, le lancement d’un développement économique durable, l’unification du peuple pour l’entente nationale, la place des forces de sécurité et de défense dans la gestion du pays, l’éradication de la pauvreté et la misère, sources de toutes les crises et fléaux prédateurs de notre pays.           

   Monsieur, tout ce qui se passe actuellement dans notre pays ne sera jamais la solution pour construire une République de Guinée démocratique, républicaine, prospère, stable, unie.                            

 Monsieur le président, des objectifs doivent être fixés pour la refondation de l’État et surtout comment faire cette refondation. C’est la durée de ce travail qui déterminera la durée de la transition. Les critères définis pour décider de la durée de la transition ne sont pas  fondés sur la vraie refondation de l’État.                  

           Monsieur le président, j’informe votre haute autorité que la rédaction d’une nouvelle constitution, l’établissement d’un nouveau fichier électoral, les réformes en cours, l’appel aux jeunes cadres dans le gouvernement, la nomination de hauts fonctionnaires de l’État, l’emprisonnement des anciens dirigeants politiques pour les délits économiques, la réalisation de grands travaux pour le développement du pays, l’interdiction des manifestations, l’exil de dirigeants politiques, les procès contre les délits commis par le passé, les multiples décrets, les luttes de classes, les rififis sur le retour de l’ancien président, son excellence le Pr. Alpha Condé, etc.. ne permettront jamais la refondation de l’État.                               

 Monsieur le président, toutes les actions menées par le CNRD seraient également réalisées par tout pouvoir qui serait à la tête de l’État après le départ d’un précédent pouvoir. Mais, toutes les actions et réformes réalisées par le CNRD, seront elles pérennisées pour le pays ?

La constitution et les réformes peuvent être balayées par n’importe quel pouvoir qui sera investi après la transition. Nous ne devons pas faire le tam-tam sur ce que fait le CNRD pendant cette période de transition.  Car seule la refondation de l’État doit être l’action principale du CNRD. C’est dans ce cadre que le dialogue avec les partis politiques, les organisations diverses, doit être organisé. Le dialogue sur le retour à l’ordre constitutionnel, la formation d’un gouvernement d’union nationale, nous conduira encore à la mauvaise gouvernance, maintenant notre pays toujours dans la pauvreté et dans la misère.

Dans la prospérité, l’abondance, la richesse, la stabilité politique, les jeunes de Bambéto ne seront plus jamais dans la rue pour manifester et il n’y aura pas également cette division éthique et régionale.            

    Monsieur le président, je suis à la disposition entière et totale pour travailler sur la refondation de l’État.

En résumé, pour l’intérêt supérieur de notre pays, j’ose vous informer que le CNRD doit travailler sur la refondation de l’État. La CEDEAO, l’Union Africaine, l’Union européenne, les nations unies, les partis politiques guinéens, ne pourront jamais être contre le choix du peuple guinéen. C’est le CNRD qui  doit présenter au peuple guinéen ses objectifs à atteindre dans le processus de refondation de l’État. Le  peuple guinéen doit tout comprendre et décider de son avenir.                    

     Monsieur le président, je prie votre haute autorité de bien vouloir m’informer si je pourrai mettre à votre disposition mes approches citées ci-dessus.        

.Enfin, Monsieur le président, permettez-moi de me présenter à vous.

En effet, je suis Camara Karifa, né en Guinée (Faranah). Je suis le jeune frère du défunt professeur Naby Daouda Camara, chirurgien. J’ai quitté la Guinée le 26 septembre1977 comme étudiant boursier de la première promotion de Sonfonia. Après, j’ai été coopérant technique des droits communs à la fonction publique algérienne aux postes de professeur, directeur de conception, de réalisation et de mise en fonctionnement de laboratoires d’analyses des sols, cadre chercheur à l’Institut national de recherche agronomique d’Algérie (INRAA) et directeur de plusieurs projets agricoles en Algérie. Je travaille actuellement à mon compte privé dans le domaine de l’agriculture et de l’agro-industrie..

M. Camara Karifa,  Agro-pédologue, simple citoyen guinéen résident en Algérie. Je n’adhère à aucune organisation politique et autre en Guinée et dans le monde.

Hautes et fraternelles considérations

Vive le peuple guinéen

Vive la République de Guinée

Camara Karifa, Agro-pédologue, Algérie

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