Libération des manifestants à Beyla: “ce n’est qu’une liberté provisoire, les enquêtes sont en cours”, précise le procureur de la République

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Accusé par la coalition des organisations de défense des droits de l’homme dans la région forestière à travers une déclaration lue le lundi 20 juillet 2020 pour disent-elles avoir libéré les manifestants dans la commune urbaine de Beyla en violation de la loi, le procureur de la République près le tribunal de première instance de N’Zérékoré apporte des précisons.

« Ce sont des mesures provisoires, le temps pour nous de camper sur tous les paramètres et de savoir quelle mesure il faut prendre pour la circonstance. Il y’a aucune violation de la loi. Ce sont des mesures provisoires qui ont été prises. C’est nous-mêmes qui sommes les victimes, la justice. Nous sommes en contact avec la hiérarchie et les mesures seront prises. La procédure est pendante actuellement au niveau du commissariat central qui a pris toutes les dispositions et le problème sera réglé conformément à la loi. Les lumières seront faites dans cette affaire. Nous avions déjà fait le travail préliminaire. J’ai été là-bas avec l’huissier, et les autorités de la place sont informées, les officiers de police judiciaire tout le monde, à tous les niveaux. Et nous sommes en train de prendre les mesures idoines pour régler copieusement », a laissé entendre le Magistrat Sidiki Kanté comme réponse aux coalitions des organisations de défense des droits de l’homme en région forestière.

Pour rappel, la semaine dernière, des habitants d’un village de Beyla ont saccagé le Palais de justice de cette préfecture pour libérer leur président de district en faisant plusieurs dégâts matériels et des blessés.

Amara Souza Soumaoro, correspondant à N’Zérékoré

 

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