Liberté de la presse en Guinée: les associations de presse vent debout contre la violation de la loi L002

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 Les associations de presse (URTELGUI, AGEPI, AGUIPEL, UPRG, REMIGUI) et le Syndicat de la presse privée de Guinée étaient ce lundi 03 mai à la maison de la presse de Guinée. Cela pour faire une déclaration relative à la Journée internationale de la liberté de la presse.  Il était question pour ces associations de dénoncer quelques problèmes qui assaillent la presse guinéenne.  C’est le cas notamment de la violation de la loi L002 dans le pays, selon Amadou Tham Camara, le porte-parole du jour.

« La loi L002 relative à la liberté de la presse a le mérite de dépénaliser les délits de presse en Guinée dans sa dimension privation de liberté.  Il convient cependant de mentionner que les actes allant dans le sens contraire de cette loi sont encore causés par des procureurs,  des juges et la direction centrale de la police  judiciaire. Dans ce registre, nous pouvons citer le cas des journalistes privés de liberté de façon arbitraire.  Nous, organisations professionnelles de la presse, dénonçons ces pratiques rétrogrades qui n’honorent pas la Guinée.  Une pensée sincère à nos confrères Amadou Diouldé Diallo et Ibrahima Sadjo Bah qui, depuis plusieurs mois, croupissent en prison », a-t-il lancé.

L’occasion est aussi opportune pour ces associations de presse de solliciter l’amélioration des conditions de travail de la presse, mais aussi et surtout la protection des journalistes du pays dans l’exercice de leur métier.  Puisque, selon le porte-parole, des réalités sur la liberté de presse en Guinée font froid dans le dos.

« De nos jours,  des journalistes sont encore battus ou maltraités. D’ailleurs, c’est l’opportunité de rappeler que le dossier de la bastonnade des journalistes par les gendarmes de l’Eco 3 de Matam en octobre 2017, n’a toujours pas trouvé d’issue.  Insultés et bafoués dans leur dignité avec la perte de leurs matériels de travail, quatre ans après,  aucune forme de justice n’a été rendue.  Ce, malgré la plainte régulière portée auprès de la cour d’appel de Conakry.  L’impunité des exactions et parfois des crimes commis contre les journalistes demeurent une menace  qui entrave la liberté de la presse et liberté d’expression qui constituent pourtant l’un des fondements d’un Etat de droit et démocratique.  Cette menace réelle, faut-il le souligner, amène aujourd’hui bon nombre de professionnels des médias à la résignation et même à l’autocensure, de peur d’avoir à subir des représailles », a  fait savoir Amadou Tham Camara.

 Yamoussa Camara 

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