Lola : des armes saisies par les conservateurs guinéens dans la forêt de Déré remises aux autorités ivoiriennes

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La sous-préfecture de Bouan-houye dans la préfecture de Danane vient de servir de cadre pour la cérémonie de remise officielle des armes saisies par les conservateurs de la nature de la Guinée dans la forêt de Déré aux autorités ivoiriennes.

Cette rencontre a regroupé les autorités ivoiriennes venues de Dabane et les autorités guinéennes ainsi qu’une forte mobilisation de la population de Gbapleu et de Bouan-houye.

Prenant la parole, le commandant Jimmy Zoh patrice, chef secteur Nimba  de l’office ivoirienne des parcs et réserves (OIPR) a salué le courage  et la bravoure des conservateurs de la Guinée et la Côte d’Ivoire.

« Chers parents, la conservation est une question qui est noble, on doit préserver la forêt et éviter le braconnage. On a décidé de garder un peu de forêt et d’animaux pour les futures générations et si  on demande les parents, ils vont dire  qu’il y avait des éléphants ici  et il y avait des plantes près du village. Mais aujourd’hui, il faut aller en profondeur de la forêt pour voir ses plantes. Actuellement, il pleut et on dit que ce n’est pas le moment où il devrait pleuvoir et au moment de la pluie, il y a la sécheresse. C’est aussi le froid qui vient dans la période où on ne s’attend pas. On n’a pas appris à conserver lorsqu’on a vu le cacao, on a tout détruit et on n’a mis le feu. Si nos parents avaient fait ça avant, est-ce qu’on allait vivre de ses forêts ? », s’interroge-t-il.

Poursuivant, il dira que les messages sont nombreux et sont porteurs de plein de sens. « Nous avons parcouru le mauvais usage et les bonnes pratiques de la protection de la forêt  et le braconnage. En termes de mauvais usage, nous avons parlé le feu de brousse. Ensuite, les mauvaises pratiques  agricoles, l’usage des herbicides, le feu de brousse et la deuxième partie qui était la bonne pratique. Nous avons parlé l’agroforesterie et l’usage des matières organiques. Cette rencontre  se situe  dans le cadre de la  collaboration transfrontalière entre la Guinée et la Côte d’Ivoire. Cette année, le braconnage dans le mont Nimba, il ya  une  tendance baissière de braconnage dans la réserve des monts Nimba. Mais quelques braconniers qui sont appréhendés au niveau de la Côte d’Ivoire que de la Guinée, nous avons prévu dans notre accord  l’extradition  de ses délinquants appréhendés pour permettre à chaque pays  de leur juger de la loi  en vigueur de leur pays… »

Plus loin, il fera savoir que du côté ivoirien, « sous le contrôle  du procureur du tribunal de première instance de Danané. Nous n’avons pas créé et nous n’avons pas inventé. C’est dans le cadre  de la collaboration franche et sincère. Et depuis l’année dernière, nous avons échangé des prisonniers qui ont été saisis du côté guinéen. Et aujourd’hui, ils ont saisi des armes du côté guinéen et remises à la Côte d’Ivoire. Nous allons saisir le procureur et nous allons voir la suite. La protection de la forêt est primordiale pour nous, nos enfants et petits enfant. »

Pour sa part, le Directeur du centre de gestion environnemental des Monts Nimba et Simandou  (CEGENS) a tenu à préciser : « Nous sommes là pour renforcer  la coopération  entre le centre de gestion  des Monts Nimba et l’office ivoirienne des parcs et réserves. La  réserve des biosphères est transfrontalière entre la Côte d’Ivoire, le Liberia pour une  gestion. Il faut  une conjugaison de tous. Nous sommes là pour sensibiliser nos peuples, qu’ils abandonnent la mauvaise pratique et adoptent la bonne comme l’agroforesterie, l’abandon des herbicides, des feux de brousse et la coupe abusive et le braconnage  et se tourner vers l’élevage, la domestication de certaines essence forestière. Je  lance un appel aux trois pays qu’on se donne la main pour travailler dans une synergie pour amener nos communautés à comprendre. Il ne faut pas qu’on arrête un braconnier en Guinée, qu’il court  pour aller dire que des guinéens  ont attaqué les ivoiriens  où les ivoiriens ont attaqué les ivoiriens. »

Pour Anne Aka jacques, chef du village de Bouan-houye, la sensibilisation relative à préservation des eaux et forêt entre la Guinée et de la côte d’ivoire doit être continuelle. Car, dira-t-il, la communauté doit participer à la conservation de la forêt pour la génération actuelle et future et surtout d’abandonner le braconnage.

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