L’UFDG analyse le rapport du gouvernement sur les violences de 2019/2020 : « un montage grotesque qui vise à éliminer l’UFDG »

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Du berger à la bergère. A travers un document transmis aux médias, l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG)  a réagi au « Rapport sur les violences politiques en Guinée 2019/2020 et les enquêtes judiciaires en cours » rédigé en mars 2020 par les ministères de l’administration du territoire et de la décentralisation, et celui de la sécurité et de la protection civile.

Dans ce document de dix pages, l’UFDG accuse les deux ministères susmentionnés d’avoir coordonné les répressions contre les manifestations pacifiques opposées contre le troisième mandat et pis tentent de blanchir le gouvernement en rejetant les violences sur le parti et le FNDC. Selon le document, le rapport des deux ministères omet volontairement de mentionner que l’UFDG et le FNDC sont plutôt les victimes « des violences perpétrées par les forces de défense et de sécurité (FDS) avant, pendant et après du double scrutin du 22 mars et au lendemain de la présidentielle de 2020.

D’après le parti de Cellou Dalein Diallo, le rapport du gouvernement ne fait aucunement mention aux « 99 citoyens tués par les FDS pendant les manifestations du FNDC contre le 3ème mandat, les 51 morts et moins de 400 arrestations arbitraires au lendemain de l’élection présidentielle »

Selon l’UFDG, aucune enquête n’a été ouverte pour identifier les auteurs des crimes commis contre les citoyens membres de l’opposition politique et le FNDC.

« Dans ce rapport (du gouvernement), on parle pourtant « d’enquêtes judiciaires » mais jamais d’enquêtes visant à identifier les auteurs des crimes et exactions commis contre les citoyens membres de l’opposition politique ou du FNDC » peut-on lire dans le document de l’UFDG.

Le document d’analyse de l’UFDG sur le rapport du gouvernement soutient que les exactions contre les opposants d’Alpha Condé n’ont jamais été sanctionnées et que les auteurs des crimes ont toujours bénéficié d’une impunité totale ou ont parfois bénéficié de promotions lorsqu’ils font preuve de zèle dans la répression.

Par ailleurs, le parti fustige dans le document les accusations du gouvernement contre le parti et son président de recourir à la violence en recrutant des mercenaires pour déstabiliser le pays après la présidentielle du 18 octobre dernier. Selon le document, ces accusations visent à éliminer l’UFDG.

« Ce complot qu’on veut attribuer à tout prix à Cellou Dalein Diallo n’est qu’un montage grotesque qui vise à éliminer un adversaire indomptable et incorruptible, en l’occurrence l’UFDG dont la capacité de mobilisation et d’organisation, le poids électoral et la résilience, troublent le sommeil d’Alpha Condé et les candidats à sa succession » dénonce le document d’analyse de l’UFDG sur le rapport du gouvernement.

Dans son document d’analyse, l’UFDG admet que « les violences de 2019 et 2020 sont le prolongement de celles qui se sont exercées sur la population depuis l’avènement d’Alpha Condé au pouvoir. Selon le parti de Cellou Dalein Diallo, ces violences s’ordonnent toutes autour des élections et sont bien le fait de son gouvernement comme l’ont attesté, avec des preuves avérées, les organismes qui ont vocation à veiller sur le respect des droits dans le monde »

En conclusion, l’analyse de l’UFDG indique que « Seul le chemin de la résistance contre les violences autocratiques d’Alpha Condé peut conduire les guinéens à la réconciliation, à la démocratie et à l’État de droit ».

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Sadjo Bah

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