Lutte contre la fièvre Lassa : Dr Sakoba invite à élever des chats « pour arrêter les effets nocifs des souris »

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Lors de la conférence de presse du mardi 6 juillet, le Directeur Général de l’Agence Nationale de Sécurité Sanitaire, Dr Sakoba Keïta, a fait le point sur la situation de la fièvre Lassa qui a tué 2 personnes sur les 4 malades enregistrés en région forestière au sud de la Guinée. Pour le moment, dit-il, on retrouve ces petits rongeurs porteurs du virus Mastomys natalenis dans les régions de la Haute Guinée et celle de la Guinée Forestière. 

 « Avant, on avait 1 Lassa chaque 2 ans. Maintenant, en Guinée Forestière, on vient d’avoir dans la zone 4 cas de Lassa. Et Lassa là, c’est des petites souris à mamelles multiples appelées Mastomys et qui sont dans nos habitations et autour de nos habitations. Pour le moment, Lassa là après Ebola, c’est la maladie la plus mortelle, parce que son taux de mortalité va jusqu’à 20% et nous déjà sur les quatre (4), deux (2) sont décédés, il n’y a que 2 qui survivent. Donc chez nous, c’est 50% déjà. On doit se donner la main, il n’y a pas de vaccin contre Lassa pour le moment et les médicaments qui existent pour Lassa c’est durant les 3 premiers jours que c’est efficace. Et si tu dépasses ça, ça ne peut plus rien…Et il est très difficile, cliniquement, de connaître le premier jour que tu tombes malade. Et quand on dit les 3 premiers jours tu ne sais même pas par où commencer, c’est un peu difficile.», a expliqué le Directeur Général de l’ANSS.

Pour éviter d’être la prochaine victime, Dr Sakoba Keïta conseille aux citoyens d’appliquer les mesures de prévention. Et la meilleure lutte, dit-il, « c’est de lutter contre les souris. Même nous, à l’ANSS, on a des souris. Et le deuxième problème, c’est de laisser les aliments non couverts dans les habitations, les souris sont attirées par ces aliments et le fait de jeter le reste des aliments autour des maisons, si les enfants viennent s’infecter dans ces aliments-là, ils peuvent attraper la maladie…On peut même importer des chats d’une zone à une autre. Mais chez nous, on ne veut ni de chat, ni de chien, chaque chose a son avantage et ses inconvénients. Il faut avoir le goût d’élever les chats, même en Europe on élève des chats. Il faut encourager les gens à élever des chats dans leur maison pour arrêter les effets nocifs des souris, sinon, il y a les colles au marché. Je demande aux partenaires, comme c’est un exemple, de payer des colles et des anti-souris pour apporter à nos communautés.» 

Mamadou Yaya Barry

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