Connect with us

Societé

Lutte contre l’excision : la Guinée adopte une stratégie pour impliquer les leaders religieux 

La Guinée qui figure sur la liste noire des pays qui pratiquent l’excision, s’est dotée ce jeudi, 2 mai, d’une nouvelle stratégie pour endiguer ce fléau.

 

Cette nouvelle stratégie est d’impliquer les leaders religieux dans la lutte contre cette pratique. C’est au cours d’un atelier de validation de la stratégie d’intervention des religieux pour la promotion de l’abandon des mutilations génitales féminines (MGF) qui a réuni au centre islamique de Donka une quarantaine de participants venus de plusieurs régions du pays que cette opération a été validée.

Présente à la cérémonie d’ouverture, la ministre de l’action sociale, de la promotion féminine et de l’enfance Mariama Sylla a expliqué que la solution à ce fléau ne peut être trouvée sans l’implication des leaders religieux.

« Nous ne saurons trouver la solution à ce problème sans l’implication des leaders religieux. Les mutilations génitales féminines constituent des pratiques traditionnelles profondément ancrées dans nos coutumes et traditions, elles demeurent à l’égard des femmes et des filles une des formes de violences graves, qui ont des conséquences physiques et psychologiques néfastes sur leur santé », a dit la ministre de l’action sociale.

Pour sa part, la ministre de la coopération et de l’intégration africaine a plaidé pour que les femmes soient associées à cette lutte qui les concerne.

« Quand les femmes sont excisées, elles ont du mal à mettre au monde les bébés, les enfants ont beaucoup de mal à naître. Et je ne pense pas qu’il y ait un seul homme sur cette planète qui aimerait voir sa femme souffrir plus que nécessaire dans la mise au monde des enfants. On ne voit que le côté il faut arrêter parce que les occidentaux nous le disent, non, on n’arrête pas pour ça seulement, on arrête parce que ça fait du tort aux femmes. Associer les femmes, mais si on veut associer les femmes, il faut éviter de leur faire du tort physique. Le tort physique est un handicap terrible. Mon pays la Guinée, est l’un des pays où il y en a le plus au monde », a ajouté Djènè Keïta.

A signaler que cette stratégie d’intervention des leaders religieux dans la lutte contre les mutilations génitales féminines est pilotée par le secrétariat général aux affaires religieuses. Dans le cadre de cette lutte, la Guinée est appuyée financièrement par le Comité national Suisse et techniquement par le Fonds des nations unies pour l’enfance (UNICEF).

Aboubacar Sidiki Nabé reste le point focal MGF au secrétariat général des affaires religieuses.

Thierno Sadou Diallo 

 

Print Friendly, PDF & Email
Publicités
Continuer la lecture
Advertisement
Cliquer ici pour Commenter

Laisser un commentaire

Publicités

Suivez-moi sur Facebook