Madic à la barre : “j’ai été livré par quelqu’un de mon camp. Je demande pardon au président Alpha Condé”

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Le procès du blogueur guinéo-canadien, Mamadi Condé connu sous le nom de Madic 100 frontière s’est ouvert ce lundi tribunal de première instance de Dixinn.

Le jeune blogueur proche de l’opposant Cellou Dalein Diallo poursuivi pour des faits de téléchargement, diffusion des messages, photos, dessins de nature raciste au xénophobie, menace, violence et injure par le biais d’un système informatique” a présenté ses excuses au président Alpha Condé et au peuple de Guinée sur ses sorties sur les réseaux sociaux.  

A la barre, Madic a déclaré : “je ne reconnais pas les faits qu’on me reproche. J’ai fait beaucoup de vidéos dans l’intention de conscientiser le peuple. J’ai fait ces vidéos juste pour donner mon opinion sur un combat que je mène depuis le Canada. Mais le mot racisme je ne reconnais pas parce que je n’ai jamais tenu des propos racistes. Quand le général Baffoé m’a rencontré à la DPJ, il m’a posé trois questions. Comment j’ai fait pour rentrer en Guinée ? Comment j’ai fait pour quitter chez Cellou Dalein Diallo étant donné que le domicile de ce dernier était barricadé ? Et il a aussi demandé pourquoi je me suis attaqué à lui ? Et j’ai demandé pardon. Je n’ai pas de bon souvenir dans la politique. Sous Conté, ma famille qui est une famille RPG a subi l’oppression qui a coûté la vie à ma jeune sœur. Je demande pardon au président de la République à qui je vais écrire personnellement pour demander pardon. Et je demande pardon à tout Guinéen qui a été vexé par mes propos. Durant les deux mois que j’ai passés en détention, j’ai fait une prise de conscience. Mon cas va changer maintenant. Quand je vais reprendre à faire les vidéos, je ne vais plus reprendre les mêmes erreurs. Le système que je vais combattre se trouve partout dans l’opposition, dans la société civile. C’est quelqu’un de mon équipe qui m’a livré à l’État. Je vais dire au président que son neveu a fait une erreur, je le reconnais il ne mérite pas ça. Il faut qu’il me pardonne”, dit-il, rappelant que sa frustration et sa révolte contre l’État sont dues à un de ses projets dans le cadre du cinéma qui a été piétiné par l’État. L’affaire a été renvoyée à lundi prochain.

Elisa Camara 

+224 654957322

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