Mali : la France confirme la neutralisation de cadres de l’EIGS

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Ce vendredi 2 juillet 2021, Florence Parly, la ministre française de la Défense, a confirmé la mort d’Almahmoud ag Baye, alias Ikarey. RFI avait annoncé il y a deux semaines, la mort de ce cadre de l’État islamique dans le Grand Sahara au cours d’une opération conjointe entre les armées française, nigérienne et la task force européenne Takouba en juin, dans la région de Ménaka. Cinq autres jihadistes ont été neutralisés et deux proches d’Abou Walid al-Sahraoui, leader de l’EIGS, ont été arrêtés.

Le coup est dur pour le groupe État islamique dans le Grand Sahara. En quelques jours, plusieurs proches d’Abou Walid al-Sahraoui ont été éliminés. Lors d’une rencontre avec l’Association des journalistes de Défense, la ministre des Armées française, Florence Parly, a confirmé la « neutralisation » de six terroristes. Parmi eux, Almahmoud ag Baye, alias Ikarey, que la ministre a présenté comme le « chef d’un groupe de combattants dans la région de Ménaka, à la frontière avec le Niger ».

D’après nos informations, Ikarey appartenait à l’état-major de l’État islamique dans le Grand Sahara. Il a notamment planifié l’embuscade de Tongo Tongo au Niger, qui a coûté la vie à quatre soldats américains, dans la région de Tillabéry, à l’ouest du pays, en décembre 2019. Ikarey faisait partie des terroristes les plus recherchés au Sahel par le département d’État américain qui avait mis sa tête à prix, la modique somme de cinq millions de dollars.

Deux autres cadres de l’EIGS ont aussi été capturés : Sidi Ahmed Ould Mohammed alias Katab al-Mauritani, ainsi que Dadi Ould Chouaïb, alias Abou Dardar, dont l’arrestation avait déjà été communiquée par Barkhane.

Enfin, Florence Parly a confirmé la mort d’Abdel Hakim al-Sahraoui, le numéro deux de l’EIGS « dans des circonstances encore inconnues ». Des sources proches des combattants au Niger avaient confirmé à RFI, son décès d’une longue maladie.

Opportunité des combats

C’est une opération conjointe qui a permis ces résultats. Elle a mobilisé pendant plusieurs semaines, les soldats français de l’opération Barkhane, ceux de l’armée nigérienne, ainsi que ceux de la task force européenne Takouba.

« La neutralisation d’Ikarey et d’autres terroristes est intervenue par opportunité au cours des combats », explique à RFI une source locale proche des mouvements armés de la région. Une source sécuritaire française au Sahel laisse entendre que c’est au cours d’une patrouille que les soldats de Barkhane ont découvert une tente cachant les jihadistes.

Cette opération intervient quelques semaines après que le président Emmanuel Macron a annoncé la « transformation profonde de Barkhane ». Selon Florence Parly, la France prévoit de quitter des bases du nord du Mali, Tessalit, Kidal et Tombouctou, d’ici à la fin de l’année 2021, mais conservera ses emprises à Gao et Ménaka. La France entend maintenir la pression sur les groupes terroristes dans la zone des trois frontières entre le Mali, le Niger et le Burkina Faso, et poursuivre notamment sa traque des chefs des groupes jihadistes.

RFI

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