Mali: les services de renseignement algériens rencontrent le terroriste Iyad Ag Ghali, à Tinzawaten

Print Friendly, PDF & Email

Le 3 novembre dernier, à 19H, le Directeur général adjoint des Services de Renseignement algériens, à bord d’un hélicoptère, est allé rencontrer, à 21 km à l’Est de Tinzawaten, dans le Nord du Mali, Iyad Ag Ghali, le chef du groupe terroriste GSIM (Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans), la branche locale d’Al-Qaïda.

Ce sont les émissaires des services secrets algériens qui ont organisé cette rencontre, dans cette localité malienne située à la frontière avec l’Algérie.
Les échanges, qui ont duré près de 4 heures, étaient axés sur des points précis, notamment le renforcement de l’occupation de tout le Nord Mali par le GSIM.

A cette occasion, le directeur général adjoint des services de renseignement algériens a tenu à rassurer le chef terroriste malien quant à la disponibilité de son pays à lui fournir  tous les moyens financiers et à lui apporter le soutien militaire nécessaire.

Avec son hôte, l’émissaire algérien a échangé sur le renforcement de la maîtrise du GSIM sur les Mouvements de la CMA (la Coordination des mouvements de l’Azawad), une alliance de groupes rebelles qui a vu le jour en 2014 au cours de la guerre du Mali.

Le Directeur général adjoint des Services de Renseignement algériens et Iyad Ag Ghali, le chef du groupe terroriste GSIM (Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans) ont fait comprendre qu’aucune solution ni concession sur l’Azawad ne se fera en dehors de l’Algérie et sans l’aval des services de renseignements et du gouvernement algérien.
L’Algérien a dit à qui veut l’entendre que le Sahara doit être sous l’autorité et le contrôle du GSIM, auquel il réitère l’appui total de son pays. Un appui qui prendra en compte la protection du chef rebelle Iyad Ag Ghali et celle de son groupe et ses hommes.

Né en 1958, à Boghassa, au Mali, Iyad Ag Ghali est le chef incontesté du GSIM. Son groupe ethnique, les Touaregs,  réclame l’indépendance de l’Azawad qu’ils ont proclamée en 2012 sur ce territoire du Nord du Mali. C’est une situation de ‘’ni paix ni guerre’’ qui prévaut actuellement dans cette zone, au grand dam de toutes celles et de tous ceux qui rêvent d’un Mali indivisible.

Laisser un Commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.