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Societé

Mali/ Lettre à ma famille peule et à l’ensemble des Maliens (Par Mohamed Coulibaly)

A Diarama. Je voudrais, dans un premier temps, m’incliner à la mémoire de tous nos martyrs, nombreux à mourir dans une guerre larvée que nous imposent nos agresseurs étrangers instruits et manipulés par la France et les Etats-Unis, face à un Etat local vacant, qui jusqu’ici ne sait pas ce qu’il faut et doit faire, avec un exécutif sans autorité qui se confond dans des professions d’impuissance et de vaines promesses de non impunité, de justice, nous laissant tuer les uns après les autres. ALLAH KA BO ! Je condamne vigoureusement la tuerie perpétrée par de vils semeurs de haine et de morts contre les paisibles populations du village peul de Koulogon, acte de barbarie et de lâcheté que rien ne saurait justifier, qui me somme de reprendre ma plume, après plusieurs tueries douloureuses qui ont concerné également d’autres communautés pour exprimer une pieuse pensée en la mémoire de tous ces martyrs. Je reprends la plume avant qu’il ne soit trop tard pour contrer le pire à venir, car il est illusoire de croire que la sainte alliance occidentale qui tisse sa toile d’araignée pour « congoliser » le Mali va s’arrêter en si bon chemin.

On prétend que le forfait de Koulogon Habé est commis par « des hommes en tenues de dozos ». Tandis que DAN NA AMASSAGOU décline toute implication, des esprits malins (peut-être complices) ont vite fait de conclure que ce sont des « Dogons ». Un raccourci peu réfléchi marchant droit, sinon marchandant adroitement, au profit du piège ourdi par nos amis promoteurs du terrorisme dans notre pays.

Evitons les amalgames et les partis pris. Ce qui nous arrive est trop sérieux pour être le lieu de spéculations et d’enchères d’esprits carrés, étroits, bornés, en quête de titre aléatoire dans un jeu de positionnement personnel. Ce sont des ambitieux du genre qui constituent les vecteurs maudits du délitement moral et de la désagrégation sociale qui nous guettent. Soyons responsables dans nos propos et assumons-nous. Observateur attentif de tous les massacres et assassinats survenus depuis 2012, qui ont fait à la fois des victimes militaires et civiles, surtout dans les régions de Gao, Kidal, Ménaka, Mopti, Ségou et Tombouctou, et aussi bien au-delà, je fais remarquer que toutes nos familles, toutes nos communautés, sont affectées par ce drame national ; il n’y a pas que les Peuls qui soient victimes, bien évidemment. Depuis 2012, nous continuons de perdre des officiers, des sous-officiers, des hommes du rang, des responsables administratifs, des chefs coutumiers, des défenseurs de la cité, des hommes et des femmes, des vieilles personnes et des enfants, tous innocents, sacrifiés gratuitement par les puissances d’occupation de notre sol national, à la manœuvre pour la déstabilisation du Mali, dans un jeu de dupes au service de leurs seuls intérêts. Tout le monde sait que nos gouvernants ne peuvent pas grand-chose devant cette armada, ils sont liés, mais restent comptables. Ce qu’on leur reproche objectivement, c’est qu’à défaut d’apporter des solutions aux problèmes posés, ils en rajoutent avec des pratiques de mauvaise gouvernance, de légèreté voire d’insouciance, comme si tout allait bien. Raison pour laquelle la communauté internationale prétend reprendre en main l’application de l’Accord entre Maliens, et le gouvernement est incapable de réagir. La supranationalité des organisations internationales vaut pour leurs dispositions normatives (et même là) et non pour leurs organes. Quel autre déni de souveraineté voulez-vous ? S’il est vrai que c’est le peuple qui est le souverain, que chacun prenne ses responsabilités.

Ouvrons les yeux, mes chers parents, diaspora active comprise. Nous vivons un montage savant de belligérance, d’embrasement en plein jour, suscitant le rejet de l’autre, et qui, visiblement, nous dépasse tous : Institutions républicaines et coopérateurs politiques ; société civile, leaders religieux inclus ; commandements militaires et groupements armés. Trêve d’orgueil ridicule, de crânerie inutile, bon sang. A quoi sert au Mali vos airs grotesques et vos discours châtiés de gonflés ? Nous sommes à nouveau asservis sans en avoir l’air.

A l’heure actuelle nous pouvons spéculer, et c’est ce que nous faisons plus ou moins. Mais, personne d’entre nous n’a la clé (!?!) pour sortir le pays de ce labyrinthe mouvant du diable ; je dis Personne. La mêlée, dont nous sommes à la fois (réveillez-vous) des spectateurs et des équipiers plus ou moins accessoires, des pions taillables, met aux prises l’Etat et les citoyens, les gouvernants et les gouvernés, l’armée et les populations, les communautés entre elles, les mouvements de rébellion et les milices d’auto-défense, et de façon générale oppose l’autorité aux divers publics. La critique du pouvoir en place est à faire, et elle se justifie, du fait que l’écheveau du contrôle perdu, bien que complexe, n’est pas une fatalité. Il doit le démêler. Mais, selon toute vraisemblance il est à court de tour dans son sac, ne sachant comment en stratégie on joue au billard avec le diable en personne. Ce n’est pas un jeu de mot, vous allez comprendre de suite ce qui nous arrive réellement. Ce serait au moins le début d’un changement pour scorer.

Savez-vous pourquoi c’est la communauté peule qui est principalement visée par nos agresseurs ? Vous le savez ?

Samedi soir (05 janvier), j’ai entendu un animateur de radio, très célèbre, faire cette remarque, sans doute fondée : « Les membres des autres communautés sont tués eux aussi, incognito, sans que cela ne donne lieu à un tapage médiatique ; on fait motus dessus, et leurs bourreaux sont vaguement appelés « djihadistes » ici, et « terroristes » là. Lorsqu’il s’agit de Peuls, pourquoi particularise-t-on, en précisant l’appartenance, et le monde entier est ameuté ?

La réponse à ma question va apporter un éclairci à ce chroniqueur quelque part outré. La médiatisation tambour battant de la victimisation des Peuls au Mali relève d’une stratégie du chaos que la France s’évertue à planifier chez nous, il faut le savoir. Deux raisons fondamentales motivent cette forfaiture.

D’abord la communauté peule est le véritable ciment national, car non seulement en cohabitation avec toutes les autres communautés, mais en plus, elle a formé presqu’avec chacune d’elle un groupe métis. Les Khassonkés, Diallo en majorité, sont des métis Malinkés-Peuls. Les Ganas, également Diallo pour la plupart, sont des métis Sénoufos-Peuls. Les Peuls ont pris femme chez les Malinkés du Wassoulou, et leur descendance peuple désormais cette région : Diallo et Diakité, Sidibé et Sangaré. Les Dembèrès, dans la région de Ségou, sont des métis Bambaras-Peuls. D’autres sont dans la zone de Bambaramaoudé. Presque chaque famille bamanan a sa maman peule. Les Peuls ont aussi une descendance avec les Soninkés dans la région de Yélimané. Un métissage Dogons-Peuls a donné les Kossodjos ; le brassage Mossis-Peuls a donné les Silmégas (ethnie de Thomas SANKARA)*. On pourrait en dire davantage.

C’est dire simplement que, même si les Bambaras constituent indéniablement une majorité démographique au Mali, et qu’ils ne refusent aucun mariage exogène, ce sont les Peuls qui, à n’en pas douter, servent de dénominateur commun aux composantes de notre Nation. Cela est un fait. En dehors de leurs territoires de transhumance et de sédentarisation, déterminés depuis le temps de Sékou Amadou, le fondateur et chef de la Diina, les bergers peuls sont allé à la rencontre des autres, dans toutes les contrées, ouvertes et hospitalières, qui les ont accueillis volontiers, eux et leurs « Wuros », acceptant leurs services et échangeant avec eux, allant jusqu’aux alliances évoquées plus haut.

Mieux, contrairement aux déficients qui nourrissent une hostilité envers les frères Bambaras et autres (tous péjorativement traités de Bambaras), les Peuls dignes du nom sont en très bons termes avec leurs voisins. C’est même un SINANKUNYA communautaire qu’ils ont avec les Bambaras ; entre nè ka flakèni et ntéri bamanankè, tout est dit. Ils ont appris à s’estimer et à se respecter, même s’ils se plaisent à se faire des piques dans le jeu de la dérision mutuelle, pour rire, s’esclaffer. Pour l’ami peul, le Bambara est pataud, obtu ; et, pour l’allié bambara, le Peul est malicieux, roublard. Selon cet entendement, le premier se caractérise par sa force physique, son acharnement au travail, tandis que le second est perçu sous le trait raffiné de l’esprit, de la combine. Les Bambara ont tiré une sagesse de la cohabitation avec le berger : « Hamadi djo tè kélè do la, o té wèrè tchiè kun bo ». Ce rapport, disons plutôt le lien, est encore plus marqué avec les Bobos, qui ne peuvent rien refuser aux Peuls du fait du pacte sacré qui les lie. Le Peul chahute, provoque, abuse ; le Bobo rigole, mais ne réagit pas, sinon sobrement. Les Peuls ont, lors d’un conflit, Bobo kèlè, recueilli de nombreux jeunes Bobos qui ont adopté des patronymes peuls. On retrouve les Peuls intégrés aussi en milieu songhaï avec des Dicko, Sidibé, Diallo, Cissé, etc.

Venons-en donc au motif du ciblage actuel de cette communauté peule qui, subitement, en des endroits différents et distants, a maille à partir avec ses voisines bambara, dogon, bozo, mossi, avec lesquels elle cohabite de tout temps en bonne intelligence. Est-ce un hasard ? Bien sûr que non. Les populations qui sont attaquées ne sont connues d’aucun soupçon de radicalisation, d’hérésie confessionnelle à plus forte raison d’accès de djihadisme. Cela sent l’introduction d’éléments étrangers venus sciemment perturber l’écosystème du bon voisinage. Il est évident que ce sont des coups préparés, programmés et exécutés de main de maître pour créer la rupture, la haine, l’anarchie et la désunion, favorables à l’action subversive. Devons-nous tomber encore dans ce piège ? Si l’Etat ne fait rien… le piège fonctionne à merveille. Voici pourquoi, voilà comment.

Après avoir longtemps cherché le moyen de diviser le Mali en passant par une fracture avec la communauté touarègue, depuis les premières heures de l’Indépendance, la France colonialiste cible en plus, cette fois ci, le cordon, le ligament, le plus sensible de la société malienne, la communauté qui en est pour ainsi dire le ciment : la grande famille peule. Tout commence par le stratagème impérialiste mis au point sous George Walker Bush : « combattre l’islam par l’islam » ; discréditer la foi islamique pure par un islam alibi, politique, violent, pervers. Le concept de terrorisme fut remis à cette fin. « Dans une interview au Washington Post, peut-on lire sur la toile, le prince héritier Mohamed ben Salmane a déclaré que l’Arabie saoudite avait commencé à propager l’idéologie wahhabite à la demande de ses alliés occidentaux, pendant la guerre froide, pour contrer l’URSS ». Pourquoi les Etats-Unis et alliés ont-ils financé l’expansion de cet autre islam conquérant à travers le monde, même après la guerre froide, qui a fini par donner les Talibans, les Al Qaeda, les Daesh… ?

Curieusement, notre Iyad Ag Ghaly, la tête du serpent de sable dans l’Adrar malien, sera consul du Mali à Djeddah ; pour quoi faire ? Qui, ou quel jeu, est à l’origine de cette nomination sulfureuse ? L’homme est ensuite éloigné, expulsé après du pays, pour brouiller les pistes de ce qui se tramait, qui impliquait l’Arabie Saoudite et le Qatar, avant de resurgir dans le train d’annonce du MNLA, et venir assassiner une centaine de jeunes soldats maliens sacrifiés, livrés à l’ennemi par les traitres de l’intérieur au sommet de l’Etat, des mythomanes qui raconteront des balivernes pour se dédouaner de leur forfaiture.

Notre pays, comme l’Algérie voisine et la Libye, ne parlons pas du Congo martyr, fait partie des Etats aux richesses convoitées par ces puissances du mal à l’origine de tous les grands conflits dans le monde. Il fallait donc envahir le foyer de l’islam peul qu’est le Macina, en y introduisant un islam radical concurrent, vu que les Peuls constituent logiquement un premier rempart de l’islam traditionnel soudanais. C’est là où intervient une figure comme Amadou KOUFFA, afin de semer à terme la zizanie de groupes islamiques extrémistes devant servir de couverture à des mercenaires tueurs introduits, financés et soutenus, faisant volontiers allégeance au diable.

Les premiers djihadistes signalés dans la région de Mopti sont bien des Peuls ; mais, des Peuls étrangers venus d’ailleurs. La technique des stratèges de pacotille consiste à infiltrer dans cet espace sans contrôle des mercenaires au faciès peul, et même parlant la langue, qui soit viennent avec un ressortissant connu ou font tout pour se faire remarquer par endroit parmi les Peuls du coin, soit en compagnie de jeunes naïfs identifiables, pour s’attaquer ensuite aux communautés environnantes. Ces dernières, en les ayant identifiés, se convainquent tout de suite d’une complicité de leurs voisins peuls chez qui, soit, ils ont séjourné, sont passés, ou, vers qui ils se sont repliés après coup. A partir de là s’enclenche une folle logique de riposte, de revanche ou de vengeance, où chacun de son côté est persuadé être dans son droit de victime agressée.

Voilà ce qui se passe depuis au centre du Mali. La main étrangère travaille a créé entre nous cette atmosphère de suspicion, de défiance et de haine par mercenaires interposés. Je ne suis donc pas en train de défendre une communauté par rapport à une autre, car des exactions ont fini par être commises de part et d’autre, et c’est simplement regrettable Avant de terminer ce message, j’ai reçu une vidéo d’un ami peul, où un membre de la communauté explique « qu’il n’y a aucun problème interethnique ou intercommunautaire ici, les Peuls n’ont pas de problème avec les Dogons ni qui que ce soit ; que les tueries qui se font, dont le plus récent carnage, sont le fait de mercenaires qui enfilent les tenues de l’armée malienne ou de dozos pour perpétrer leurs horribles forfaits. D’aucuns ont été vus qui ne parlent aucune de nos langues et s’exprimaient en anglais ». Ce témoignage corrobore l’action séditieuse de mercenaires à la solde venus exprès pour tuer du Peul, marteler leur crime parfait sur les antennes et pousser la communauté, solidaire, à réagir, à vouloir châtier les supposés coupables, sournoisement indexés ; saper toute autorité et s’arc-bouter contre l’Etat et son armée. Ce qui porterait un terrible coup au fondement même de la société malienne, le but final, par eux, recherché : l’apocalypse.

En mettant le centre en ébullition, ils auront plus facilement les moyens de la scission voulue du nord, qu’ils veulent détacher du Mali pour s’emparer de ses richesses ; c’est pourquoi ils font tuer lâchement des populations paisibles, innocentes. Des éléments égarés, corrompus, manipulés, peuvent être enrôlés et montrés dans l’expédition pour faire accuser soit l’armée ou un groupe qui dérange. Vous avez vu comment ils se sont appliqués à faire du GATIA une force à abattre, et leur plan d’extermination de ses membres. Je ne suis pas en train de dire que nos communautés n’ont, elles-mêmes, rien fait de grave ou de condamnable, car il est bien arrivé que les unes et les autres se soient attaquées mutuellement, à titre de représailles surtout, faisant des innocentes victimes, en ayant pas vu le piège tendu par Renard, que je viens de décrire. De ces escarmouches fatidiques peuvent subsister, et même que subsistent en effet des rancœurs entre voisins dans certains cas. Ils ne s’effacent pas d’un trait et pourront malencontreusement générer d’autres massacres, puisque l’Etat ne se montre pas capable d’avoir une communication avisée pour prévenir et apaiser, éteindre et rassurer. On reste sur les discours sans effets sur les ressentiments. Pour parvenir à leurs fins, les puissances occidentales (Etats-Unis et France surtout) qui, manifestement, instrumentalisent la communauté dite internationale (les Anglais veulent se mettre en retrait ; les Allemands sont entraînés, tirés par la France ; le Canada, prudent, se positionne), ont eu jusqu’ici deux tactiques dans le dossier malien.

D’un côté, rendre les FAMas suspectes, indignes de la confiance des populations et de l’opinion. C’est le cas avec la tuerie des 12 civils au marché de Boulikessi imputée à l’armée et largement médiatisée. On claironna à volonté que 12 Peuls (alors que figuraient aussi parmi eux des Sonrhaïs et aussi des Burkinabés) ont été exécutés par des troupes maliennes du G5 Sahel, passant sous silence le fait qu’un soldat de la patrouille avait d’abord été tué par un tir provenant de leur direction. Le stratagème est simple : vous postez un tireur avec un fusil de longue portée dans le même axe que les pauvres hères du marché à bétail. Lorsque vous abattez un des militaires à cette distance où nul ne vous voit, les militaires viennent forcément vers les seules personnes dans leur champ de vue d’où est venu le tir fatal. Ils vous sommeront d’indiquer qui a tiré, sinon vous allez tous y passer. Les innocents ne pouvant nullement imaginer le camouflage, l’irréparable est commis. Alors, les commanditaires du crime, qui n’attendaient que ça, et leurs radios s’empressent de crier sur tous les toits l’acte répréhensible consécutif à leur piège, qui fut à l’origine de la bavure. A partir de là se pose la question de la loyauté des troupes étrangères (MINUSMA, Barkhane et autres contingents) venues soi-disant nous prêter main forte. L’attaque du QG de la force G5 Sahel à Sévaré, par exemple, a été un vrai coup monté dans le but de dégager le Général malien, Didier DAKOUO, de la tête de cet instrument stratégique, pour amener un syndiqué avec un mandat biscornu, occulte, car le jeu se fait sur le dos du Mali.

De l’autre côté (2è tactique), ils font tout pour tenter de neutraliser les dozos en les faisant désarmer. Une mission apparemment assignée au Premier ministre actuel dont l’une des premières décisions était de dire « qu’il faut désarmer toute le monde ». Comment penser désarmer « tout le monde », notamment des populations qui sont régulièrement agressées par des colonnes armées que vous n’arrivez pas à localiser, a fortiori arrêter. En l’absence de l’armée en maints lieux dans ce vaste territoire, les chasseurs de la communauté détenant des fusils, même rudimentaires, sont les seuls espoirs de ne pas subir bêtement, de pouvoir protéger les villages des groupes de tueurs étrangers en ballade libre.

Lorsqu’on donne l’information que les assaillants, vus en tenue de dozo, sont lourdement armés, avec du matériel lourd (ce qui n’est pas le cas des chasseurs traditionnels, mais bien celui des mercenaires introduits), il est insinué indirectement qu’il va falloir déployer de gros moyens (intervention de forces supérieures) pour les « mettre hors d’état de nuire », selon leur jargon. L’armée ira brutalement retirer les fusils aux paysans pour ainsi les livrer après à des assassins errants incontrôlés. Allah kana’w tchi. Au cas où l’Etat obtempérait pour la récupération des moyens d’auto-défense des villageois, s’il s’agit d’armes de guerre uniquement, oui, il faut les retirer ; mais, s’il s’agit de leurs fusils de chasse, donc de les dépouiller totalement, je donnerai foi à la thèse que l’on entend, ici et là, de la complicité du gouvernement dans le méli-mélo au Centre. Je ne vous ai toujours pas dit la deuxième raison fondamentale pour laquelle ce sont les Peuls qui sont dans le collimateur de nos ennemis « invisibles ». La voilà.

Le Peul est un homme de qualité. Je ne dénie pas aux autres d’en être. Le nomadisme a fait de ce pasteur une personne avertie qui se méfie beaucoup, toujours sur ses gardes, le milieu lui étant plus souvent hostile. Il dévoile rarement le fond de sa pensée à son interlocuteur, mal cerné, et se plaît dans les détours à vous jouer des tours si vous êtes léger, imprudent. Il pousse l’honneur et la dignité si loin que dans ses référents manger et boire en public sont pour lui dégradants. Bien sûr, il apprend à s’adapter hors de son milieu, mais n’en voit pas moins certains comportements comme rabaissant pour lui. D’où sa grande fierté qui frise l’orgueil, et sa tendance intime à considérer tous ceux qui ne sont pas capables d’une telle retenue et abnégation comme des êtres faibles, inférieurs ; parce que sa culture, par trop exigeante, est un pari permanent d’élévation, d’endurance, qui exclut toute faillite et abandon. Grand plaisantin qu’il est à l’occasion, il n’hésite pas à tourner le vis-à-vis en bourrique, ou le couvrir de ridicule, sans sourciller, l’air grave, alors qu’au fond il s’amuse et se délecte de votre crédulité. Ce constat, je l’ai fait au fil d’années d’amitiés et de collaboration, où j’ai cherché à comprendre leur comportement à prime abord pas toujours lisible.

Si vous ne faites pas l’effort de le comprendre dans son jeu, le Peul, méconnu, vous paraîtra toujours insupportable, agaçant lorsqu’il parle ; et hautain et méprisant lorsqu’il n’ouvre pas la bouche. Les Bambaras ont partagé avec les Peuls depuis des siècles. Ils se connaissent parfaitement. Le Bambara a, pour contenir la tendance naturelle du Peul à la ruse, trouvé la formule : « Fla ni dianfa té ban » afin de le tempérer, auquel il répond « Bamanan té foï yé ». Mais, cela n’a rien de méchant des deux côtés, bien au contraire, ce sont les termes de la coopération qui a scellé de nombreuses amitiés et noces entre eux. L’exemple typique est celui du Seigneur peul Hambodedjo qui a épousé une princesse de Ségou, Ténin Diarra, la fille de l’empereur DaMonzon. Noble parmi les nobles, on disait d’Hambodedjo : « Peul à Ségou, Bambara au Kounari ». Pourquoi ? A Ségou, il s’exprime exclusivement en fulfulde, pour marquer la plénitude de son identité. Chez lui au Kounari, il parle aux siens le bamanankan ; comprenne qui pourra. Il y a de la grandeur dans cette attitude majestueuse qui, je le souligne, n’est pas accessible au superficiel. En parlant le bamanankan au Kounari, il ne fait pas acte de revendication identitaire, loin de là ; il traduit pour ses sujets l’esprit de la tolérance, de la hauteur chevaleresque, de l’ouverture à l’autre dans le grand ensemble commun. Un valeureux exemple pour ses semblables. Cet « homme rouge » (sens de son nom), Sidibé de patronyme, fait partie des grands hommes de notre histoire qui ont le mérite de la gestation de notre nation dans sa pluralité fort du respect de tous dans la diversité. Les agitateurs insignifiants de la famille, qui prennent les Bambaras en ennemis, feraient mieux de se faire une raison. Tout Peul n’est pas de la trempe d’Hambodedjo ou de son fils Gueladjo, prince peul née d’une mère bambara. L’animateur dont je parlais au début a évoqué dans son émission les chefs de guerre peuls de Ségou, et celui-là même, Yoro BARRY, qui a gouverné un temps l’empire avec la confiance du Bamanan sous le pseudonyme de KANUBANYUMAN. Je ne cite pas les chevaliers peuls dont les noms reviennent dans les chroniques des sagas de l’entité cosmopolite bambara. Toutes nos communautés ont des exemples de preux, qui ont su incarner leurs valeurs profondes.

De grâce, enfants du Mali, n’ouvrez pas la porte à nos ennemis intimes par vos ignorances : KODONBALIYA. Nous n’avons rien à nous prouver encore, sauf qu’au lieu de faire de son appartenance une sournoise couverture à valoir des droits et privilèges, il faut avoir le courage d’être par soi-même, de valoir par son propre mérite à se taper la poitrine, de compter dans le lot par ses compétences, son art, son travail et son utilité intrinsèque à la société, à la collectivité, et non chercher refuge dans un quelconque particularisme plat à opposer aux autres comme un titre d’exemption. Tu es Bambara, et après ? Tu es Sonrhaï, et après ? Tu es Peul, et après ? Tu es Arabe, et après ? Qu’est-ce que cela change ? Nul ne devrait se prévaloir entre nous des qualités reconnues à une de nos familles maliennes, car aucune ne vaut mieux qu’une autre. Toi qui parle trop, qu’as-tu fait de louable pour la collectivité, pour la nation, pour le Mali, à part chercher à manger et te mettre à l’abri ?

Certains responsables ont fait de l’Etat et de ses services un lieu de connivence pour la promotion de leur famille et de leur communauté. Une traîtrise pour la république qui n’est pas sans conséquence. Vous nous mettez bêtement en danger par ces pratiques. Si les premiers, nos pères, avaient procédé ainsi, demandez-vous si jamais vous auriez pu atteindre les postes de responsabilité d’où vous trahissez aussi lamentablement la nation avec cette étroitesse d’esprit généreux qui procède de la logique bestiale d’assouvissement du ventre. Ce qui l’ont fait, qu’ils soient sûrs d’en répondre un jour, car c’est le début des injustices qui ont fragilisé notre grande nation.

Revenons au sujet de la menace qui pèse sur notre famille peule. Elle est bien réelle. Mon rappel de profil du Peul dans ces circonstances n’est point gratuit, car c’est ce qui lui vaut, à mon avis, les foudres des Français, l’ennemi manipulateur.

Les puissances (France en tête) jouent sur la morale de droiture de nos communautés majoritairement sédentaires, qui se font facilement avoir et duper à ce jeu, car ne comportant pas d’entourloupe, question d’honneur. Ce n’est pas le cas avec les Peuls. Si vous êtes fourbe, le Peul sait être encore plus fourbe. Avec lui, il est clair que « Trompera bien qui trompera le dernier ». Tu ne peux deviner ce qu’il pense, ce qu’il n’aime pas, ce qu’il compte faire, car rien de tout cela ne transparaît dans son attitude. Une seule chose est sûre, c’est qu’il n’a pas peur, il ne supporte pas l’humiliation et il n’abandonne jamais.

C’est ce trait de caractère, allant jusqu’à la témérité, reconnu chez le Peul, que nos envahisseurs veulent utiliser pour nous amener à nous affaiblir mutuellement à leur profit, comme ils l’ont réussi à la veille de la colonisation (lisez Archinard). Car, le tapage autour de la victimisation des Peuls doit inciter ces derniers à vouloir assener un revers sans précédent aux communautés accusées, une leçon mémorable que nulle ne saurait prévoir. Sauf que cette vengeance sanglante que les Peuls vont vouloir planifier (avec leur aide) servira de prétexte après aux organisateurs de ces pogroms pour anéantir totalement les Peuls ainsi piégés, en se faisant passer pour des défenseurs des victimes qu’ils auront exterminées. Ce qui me pousse à croire qu’ils n’aiment pas vraiment les Peuls, ressort de l’ouvrage de Pierre Péan, « Noires fureurs, Blancs menteurs », qui lui a d’ailleurs valu un procès. Malgré le génocide qu’ils ont fait subir aux Tutsis, comme chacun le sait (il y en a eu aussi pendant la colonisation), référant à des propos de colons, il écrit et dépeint ce groupe comme coupable de tous les péchés d’Israël : menteur, fourbe, déloyal, hypocrite, traître ; etc., attribuant aux Tutsis une « culture du mensonge et de la dissimulation ». Animés de mauvaises intentions, ils disent certainement la même chose des Peuls, incrédules, qu’ils n’arrivent pas à cerner, et j’ai expliqué pourquoi. Or les Peuls sont quasiment semblables aux Tutsis (même phénotype de peuples hamites). Par ailleurs, TABITAL International est aussi perçu par eux comme un potentiel obstacle pour demain. Cette forte solidarité à travers le continent peut-être le foyer incandescent d’une union-barrage que les Etats ont du mal à réaliser. De ce fait, les Peuls sont parmi les cibles pour ceux qui veulent nous recoloniser, hypocrites et prévoyants. C’est la raison principale des massacres successifs à l’encontre de la communauté. Un jeu macabre de billard qui nous utilise les uns contre les autres. Dans le calcul du diable, les Peuls, exaspérés, voudront détruire tout des bambaras, dogons et autres, jusqu’à leurs vestiges ; ce qui est un des objectifs inavoués des puissances prédatrices. Elles œuvrent de façon insidieuse à détruire nos patrimoines inégalés qui les dérangent. Cela a été fait en Irak, en Afghanistan, au Pakistan, au Yémen, et le Mali reste sur la sellette. Ils (leurs hommes de main) ont saccagé les mausolées et brûlé des manuscrits à Tombouctou, après avoir volé une bonne partie en simulant leur mise à feu (insensée), pour les subtiliser parce qu’eux ils savent ce qu’ils contiennent pouvant défaire leurs mensonges sur l’homme Noir, sa science et son université.

C’est par lâcheté que nous ignorons ou plutôt feignons d’ignorer ce que la France fait contre nous depuis toujours, et que nous nous cherchons mutuellement des poux dans les têtes des uns et des autres, évitant de voir la réalité en face. Sinon, nul n’ignore à présent l’origine et les raisons de nos problèmes : ce sont les immenses richesses dans l’Adrar et l’énorme réserve de pétrole du Bassin de Taoudéni. Des apatrides continuent d’y mettre un doute. Dieu ait pitié de leur âme damnée de porteurs de boulets à la conscience.

A présent, la France invite tout son monde au festin de la table malienne en libre-service. Elle s’entoure de complicités voisines : Mauritanie, Sénégal, Algérie, Côte d’Ivoire, assurant probablement à tous de bénéficier de partie du pétrole malien volé, payant même des avances. Et, depuis le retour de ses troupes sur notre territoire, TOTAL, qui est annoncé dans le projet d’exploitation de notre brut avec le Qatar, n’a cesse de découvrir de nouveaux champs de pétrole imaginaires dans les pays acquis à cette gigantesque rapine, notamment au large d’Abidjan et depuis peu au Sénégal (les partenaires chez qui stationnent encore leurs troupes), histoire de couvrir et maquiller l’extraction crapuleuse du pétrole et de l’or malien. Chers amis, frères, cousins et parents peuls, ne vous laissez pas instrumentaliser, manipuler, duper, par les saigneurs des droits de l’homme, qui sont les véritables auteurs des massacres de nos familles réciproques, de notre famille malienne insoumise. Revenons à nos normalités. Les conflits entre nos communautés ont toujours été, tout au long de notre histoire commune, des conflits d’individus ou de groupes autour des points d’eau, des champs, des passages des animaux, sans jamais revêtir un tel caractère ravageur. Et, même en cas de mort d’homme, nous avons toujours eu des mécanismes pour ramener la paix des esprits et continuer à vivre ensemble, non sans rendre justice, établir la vérité, dire les torts et se les partager, en prenant des engagements pour que la faute ne se reproduise plus. Ainsi dit, ainsi fait.

Mais là, avec l’arsenal guerrier des mercenaires, il faut que chacun comprenne que le loup français, soutenu par l’ogre américain, se trouve dans la bergerie, prétendant venir nous aider à faire la paix des agneaux. Vous n’avez pas remarqué qu’au Burkina, au même moment qu’à Koulogon, un scénario similaire se déroulait contre d’autres Peuls, des représailles des miliciens Koglweogo contre les Peuls suite à l’assassinat de leur chef de village et de son fils, faisant en tout autant de victimes. Un simple hasard ? Les belligérants là-bas ne sont pas des Dogons, et ce n’était pas des gens en tenue dozo non plus. Réfléchissez un peu. On se fout de la gueule de qui avec ces montages bidons ?

Par ailleurs, qui ne sait ce que les satellites peuvent fournir comme renseignement. Ils peuvent même identifier les personnes à n’importe quel point du globe ; leur technologie permet de suivre à la trace toutes cibles sur Terre ; à moins de laisser les gens opérer, ces instruments permettent de les localiser et même de les anéantir au besoin. Mais, au contraire, puisque les mercenaires sont informés et actionnés par nos amis communs, ils ont une longueur d’avance sur nos troupes dont ils disposent des plans, ne se font jamais prendre, surprendre ni inquiéter, et peuvent au contraire leur tendre une embuscade, comme ils veulent.

A l’heure des satellites, avoir des troupes qui sautent sur des mines, c’est de la foutaise, des assassinats coordonnés. Il apparaît clairement que les forces étrangères sont chez nous pour installer au Mali un système identique à la Monusco au Congo, pour exploiter nos richesses pendant les 50 prochaines années et gérer notre misère, avec des marionnettes au pouvoir qui se contente de jouir.

Les troupes d’occupation françaises passent leur temps à donner des bilans idiots d’élimination de djihadistes que personne n’a vu et dont eux seuls témoignent sans preuves. La moindre des choses est de ramener des corps aux autorités maliennes pour identification, car il y a des enquêtes à poursuivre sur la base de l’identité des morts. Il faut voir si ce ne sont pas de pauvres innocents canardés pour faire de l’intox, des images sur du faux. Pourquoi eux-mêmes ne donnent que des décomptes macabres et jamais de rapport d’opération sur les origines, identités, nationalités, résidence, occupations et mouvements desdits djihadistes, prétendument mis hors d’état de nuire. Un secret ? Quel secret ? Du pipo.

Je sais que ma présente lettre ne soignera pas la blessure de mes parents peuls, aujourd’hui amers, accusant le gouvernement à divers titres, demandant aussi de désarmer les milices. Le maître mot, je vous le dis, est : Discernement. Il nous faut du discernement, pour ne pas être victimes de nous-mêmes, de nos émotions et de nos passions. Lorsqu’une composante innocente de la nation subie des violences, ce n’est pas à elle de se lever pour se défendre. Dans une nation qui se respecte, c’est aux autres d’abord de se lever et de le faire, car lorsqu’on tue un Peul, c’est un Malien qui tombe ; lorsqu’on tue un Dogon, c’est un Malien qui tombe ; lorsqu’on tue un Tamasheq, c’est un Malien qui tombe ; cela est valable pour chacune de nos familles. Nous devons être solidaires à toute épreuve, tel était le Mali de nos pères, tel il sera et restera, ou ne sera pas. Dommage, l’Etat baigne dans l’impéritie totale malgré tant de compétences à son service. Il manque à la nation un leadership crédible. Ce n’est pas que ceux qui sont aux affaires ne soient pas bons, mais le problème est politique, et n’est pas politique qui le veut. La gouvernance douillette de technostructure n’est pas ce qu’il faut quand un pays est en guerre, et nous le sommes.

Le Mali a besoin d’un leadership énergique, en mouvement, qui ratisse le terrain et brave le danger, et non d’un maharajah de palais, ruminant de résidence en repos prolongé. Ce n’est pas non plus le moment des stages d’apprentis et des dictionnaires d’apprentis-sages. Face au défi de la lutte de libération qui est la nôtre, aujourd’hui, on ne doit pas se permettre au sommet de jouer au colin-maillard. Un savoir-faire est demandé aux acteurs, mais aussi et surtout de l’honnêteté. C’est une question de vie ou de mort.

Masakuru Mohamed Coulibaly

07 janvier 2019

* Les informations sur les métissages des Peuls m’ont été fournies par le chercheur Malick KAMINIAN.

 

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