Mali : quand la transition entre dans une phase d’incertitude ! (Par Moussa Diabaté)

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Affablement, nombreux sont des observateurs qui ont tenu en haleine des opinions estimant que les militaires, parvenus au pouvoir à la faveur du coup d’État au Mali, en écartant le président Ibrahim Boubacar Keita, allaient rendre par la suite le pouvoir aux civils. Mais chaque jour qui passe, le masque tombe davantage pour mettre en lumière la volonté des bidasses de Kati à se maintenir davantage du pouvoir civil.

Les tombeurs politiques du président IBK ne sont plus les patrons de la situation. Un hasard de calendrier occupe désormais les esprits. La communauté internationale danse désormais sur plusieurs pieds dans un sable imbu de mauvais grains. La France, elle crie au scandale dans un pays où des rumeurs pro-russes font de plus en plus intenses. L’imam Dico, autrefois déchaîné devant le M5 n’est plus reluisant dans son rôle de héraut en faveur du changement démocratique. Les Maliens sont désormais pris entre crainte et incertitude. La crise sanitaire de coronavirus coexiste aussi aux côtés de cette galère artificielle voulue d’une part par la classe politique malienne en liaison dangereuse avec une jeunesse en manque de sérénité.

Le départ d’IBK, première fausse note de la communauté internationale

Les faits d’après exposent en clair que le président Ibrahim Boubacar Keita n’a pas eu de soutien. La CEDEAO s’est satisfaite de l’apparent enlisement du cas malien sans creuser la situation en profondeur pour saisir la source du problème. La France a vite acté ce coup de force croyant que ce changement inattendu pourrait lui être bénéfique. Aujourd’hui au Mali, le coup d’État est devenu une hydre en constante multiplication. La communauté internationale, certes, emploie des efforts de paix, mais a moins montré ses muscles pour le renforcement des institutions démocratiques à Bamako. Tout porte à croire que ces derniers développements de la situation au Mali pourraient réconforter IBK d’avoir, en toute humilité, rendu le tablier devant un mal profond. La classe politique malienne a désormais une équation délicate, notamment celle de pousser les militaires putschistes d’opter pour un transfert rapide du pouvoir aux civils.

Par Moussa Diabaté, journaliste

1 Commentaire
  1. Keita 4 semaines il y a
    Repondre

    Une telle belle explication ne peut venir nulle part sauf chez Un journaliste avisé.

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